Dix premiers sites labellisés Vignobles et Découvertes

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Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au tourisme, a dévoilé le 14 octobre la liste des 10 premiers sites labellisés « Vignobles et Découvertes ». (lire ci-dessous). Première concrétisation du Conseil supérieur de l’œnotourisme (CSO) créé en mars 2009 et présidé par Paul Dubrule (fondateur du Groupe Accor). La sélection semble avoir été rigoureuse puisqu’il y avait une quarantaine de dossiers à instruire. A voir les dossiers retenus (voir plus bas), Bourguignons et Ligériens semblent avoir cru d’avantage en ce nouveau ce label que les Bordelais ou les Alsaciens. Une autre vague de projets devraient être labellisés d’ici janvier 2011.

novelli_dubrule2L’instruction a été réalisée par Atout France (Agence de Développement Touristique de la France) à partir d’un cahier des charges rendu public en décembre. C’est le même organisme qui a défini les critères pour soumissionner. Compte tenu du rôle prépondérant d’Atout France, on a du mal à identifier le rôle réel du CSO. Instance d’enregistrement ou véritable aiguillon ? «Le CSO a vocation à suivre la démarche pour le compte des deux ministères et à faire évoluer le cahier des charges de la marque.Il doit être l’instance de validation des dossiers examinés par Atout France.» a expliqué Hervé Novelli. Il est vrai que Paul Dubrule  ne semble pas prêt à jouer un rôle honorifique par exemple lorsqu’il déclare souhaiter examiner comme futur critère du cahier des charges la marge sur les vins des restaurateurs associés à la démarche.
Reste qu’on peut se poser la question de l’avenir de et de la lisibilité ce label « Vignobles et Découvertes ». Ne sera-t-il pas jeté aux oubliettes par le prochain gouvernement ? Compte tenu du fait qu’il associe deux ministères (Secrétariat d’Etat au Tourisme et ministère de l’Agriculture) avec toutes les petites querelles de compétences que cela peut engendrer. Pour qu’il vive, il faut qu’il soit visible. Et pour qu’il soit visible, il faut de la « com ». Quels seront les moyens débloqués par Atout France pour cette campagne ? Sachant que sur le plan local, chaque organisme devrait communiquer son produit en complémentarité avec la communication nationale.

Quid de la marge sur les vins du restaurateur partenaire de la démarche ?
Associer visite de cave et de vignobles, hébergement et restauration est un beau projet. Encore faut-il que le restaurateur joue le jeu et ne multiplie pas le prix du vin du vigneron par 4 ou 5. Faute de quoi, le touriste qui aura visité la cave pourrait bien se sentir pigeonné avec un effet boomerang dévastateur pour tous les partenaires du label. Paul Dubrule a d’ailleurs reconnu l’importance de ce point.
«Je n’approuve pas cette méthode commerciale de la multiplication, car elle ne conduit pas forcément à la consommation. Lorsque j’étais chez Mercure, j’ai instauré une marge fixe sur les vins. Quand on achetait une belle bouteille 50 francs, on ajoutait une marge fixe de 16 francs. Je préfèrerais des marges fixes. En général, c’est de 3 à 4, des vins peu chers mais ça ne marche pas pour les grands vins. Il faudrait réfléchir à intégrer cette donnée comme critère dans le cahier des charges.»

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