L’irrésistible croissance des vins IGP de cépages

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«L’AOC doit sentir la terre et l’IGP le cépage !»

gravegeal_IGPCôté vins, 2011 risque également d’être sportif pour les Comité vins AOC et IGP de l’INAO avec la rédaction des « liens à l’origine » pour les 350 AOC et de l’ensemble des cahiers des charges pour les IGP d’ici le 31 décembre 2011…
Adios petits vins de pays, la France ne devrait plus compter à la fin de l’année que 75 vins IGP contre 153 vins de pays auparavant. Les dénominations de petites zones des ex-vins de pays pourront être mentionnées sur l’étiquette sous le chapeau d’une IGP départementale ou régionale. Parmi eux les Vins IGP de cépages concentrés dans le sud et principalement en Languedoc connaissent un développement remarquable.

La réforme des appellations faisait place aux vins sans IG (indication géographique) et aussi des vins sans IG de cépages. On pensait que ces derniers allaient se développer. Or pour l’instant ce sont plutôt les vins IGP de cépage qui connaissent le plus fort développement. Et principalement dans le Languedoc Roussillon premier producteur avec plus de 8,5 millions d’hl (dont près de 5 millions pour les vins du pays d’Oc) .
«L’AOC doit sentir la terre, et l’IGP le cépage. Quand on veut sentir la terre, on ne veut pas faire n’importe quoi dans les choix des cépages…» explique Jacques Gravegeal, président du Comité IGP Vin de l’INAO et surtout président des Vins d’Oc.

A l’entendre, dans le Languedoc Roussillon, viticulteurs et coopératives abandonnent l’AOC pour l’IGP moins contraignants et plus rémunérateurs. «La moitié de la surface Costières de Nîmes est désormais déclarée en IGP Pays d’Oc. »

«En Languedoc, les vins du Pays d’Oc sont les seuls à relever la tête. On est positif en volume et en valeur car Pays d’Oc est devenu une marque. A l’étranger, par exemple en Chine, personne ne veut d’autres vins de cépages que ceux du Pays d’Oc. Alors que les autres vins sont à moins 15%, les vins de Pays d’Oc, ont bâti un marché construit et régulier. L’aléa climatique a peu d’influence sur nous contrairement à d’autres terroirs comme les vins de Loire ou Bordeaux où les années mildiou succèdent aux années gel, ce qui empêche de construire une politique de vins de pays. L’IGP c’est du territoire pas du terroir. Dans le cas, du Pays d’Oc, on va de l’Espagne jusqu’au Rhône.»

Confirmation par FranceAgriMer de l’intense activité pour les IGP de cépages.

Les chiffres publiés par FranceAgriMer dans son tableau de bord de janvier 2011 confirment bien la santé éclatante des vins IGP de cépages et notamment ceux du Pays d’Oc. Pour les 5 mois de campagne 2010-2011, est relevé la très forte activité des vins IGP mentionnant un cépage (2,3 millions d’hl toutes couleurs confondues ; +31% / à fin décembre 2009) et plus particulièrement les transactions de l’IGP Pays d’Oc dont les ventes cumulées à 5 mois de campagne s’élèvent à 1,7 million d’hl en rouge/rosé (+32% / à fin décembre 2009) et à 0,5 million d’hl en blanc (+24%).
Volume mais aussi valeur. L’IGP de cépage est la seule qui progresse en valeur (près de 8 % en valeur) par rapport à 2009.

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