Comment sortir le dossier des droits de plantations de l’envasement ?

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Droits de plantation et vendanges au menu de la première réunion entre le ministre et les représentants de la filière.

Recevant, pour la première fois, les représentants de la filière viticole le 30 août, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, s’est engagé à mettre en place une plate-forme avec les Espagnols, les Italiens et les Allemands, pour faire avancer le dossier des droits de plantations. Un dossier en voie d’enlisement alors que le temps presse pour convaincre la Commission de Bruxelles de faire marche arrière. «La demande du maintien des droits porte pour l’ensemble des segments de marchés (pas simplement sur les AOC et IGP mais aussi pour les vins de France-NDLR)» a expliqué Jérôme Despey, président du conseil spécialisé des vins de FranceAgriMer.

Car malgré les déclarations et toutes les professions de foi, il apparaît bien que la filière française ne parle pas du même voix sur ce dossier. Difficile du coup de se faire entendre à Bruxelles… En clair, les positions divergent entre négoce et production et même entre régions de production sur la question de gestion des droits de plantation à la française. Ainsi du côté du négoce, on fait entendre un son de cloche un chouia différent ne serait-ce que sur le terminologie employée. «Nous ne sommes pas pour le maintien des droits de plantations, nous sommes pour une liberté encadrée mais ça revient au même, on joue sur les mots.» nous a confié Jean-Marie Barillière, directeur des ressources champagne de Moët Hennessy qui représentait le négoce à la réunion.
En tout cas, le ministre attend une position commune de la filière très vite. On assure que les violons seront accordés pour la mi-octobre.

Vendanges 2012, petits rendements et qualité aléatoire…
On pouvait s’y attendre. Et Stéphane Le Foll l’a confirmé. Les premières estimations du volume de la vendange 2012 tablent sur un volume en nette baisse à 42,5 millions d’hl. Quant à la qualité des grains, elle ne risque pas d’être de même niveau dans tous les vignobles. Ceux du Sud de l’hexagone s’en sortiront sans doute mieux que ceux du Nord frappés. L’humidité liée aux intempéries a entraîné des attaques sévères de mildiou que l’on n’avait pas vues depuis une vingtaine d’années. C’est le cas par exemple en Bourgogne.

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