Juliénas, le "carburant" de Bérurier

Juliénas devrait son nom à Jules César. Est-ce de cette origine qu'il tire aussi sa robe rouge d'un pourpre impérial ? Ou n'est-ce pas plutôt l'épanouissement du gamay sur ses terrains granitiques ? Une chose est sûre, vif et frais au printemps, développant des arômes floraux de pivoine, de violette ponctué parfois d'une pointe de cannelle, il peut gagner avec les mois une jolie charpente et un caractère corsé qui lui permet d'envisager une gentille garde. N'hésitez pas à le lâcher derrière une volaille !
Juliénas a pour lui d'être le plus Parisien des crus. Il est le médicament quotidien de l'inspecteur Bérurier qui n’hésite pas à le partager avec son boss, le commissaire San Antonio.
Et depuis des décennies, le juliénas sert également de carburant aux journalistes du Canard Enchaîné dans leur quête sans relâche à exhumer tous les scandales de la République.
Avec de tels amateurs fidèles, on comprend que les vignerons de Juliénas ne soient pas donc les plus tristes des crus beaujolais, ainsi qu'en témoigne les chapitres de leur confrérie parisienne de Saint-Juliénas-des-Prés.
En savoir plus sur la Saint- Juliénas des Prés.
Carte d'identité de l'appellation
Surface du vignoble : environ 580 ha
Production : 30 000 hl
Cépage : gamay
Rendement : 52hl/ha
Décret d'appellation : mai 1938
Sols calcaires au nord, granitique et argilo-silicieux au sud.
Sélections :
Le Clos de Haute Combes que l'on peut déguster au Bon Coin (Paris 18) ou aux Marches du Palais (Paris 16). Son auteur, Vincent Audras, confesse avoir expérimenté une autre taille de la vigne que la classique gobelet. Sur un hectare de son vignoble, il pratique la taille en lyre, dont il tire un vin de table baptisée la Cuvée Variation.
|