En chénas et en liberté
Carte d'identité de l'appellation
Surface du vignoble : près de 260 ha
Production 2009 : 12 000 hl
Cépage : gamay
Rendement : 52 hl/ha
Décret d'appellation : 1936
Sols calcaires au nord, granitique et argilo-silicieux au sud.

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Pas facile de se faire un nom et une place quand on est un petit vignoble enclavé entre les renommés moulin-à-vent et juliénas. C'est toute la problématique du chénas qui vaut pourtant le détour.
Qui croire ? Certains disent de lui qu'il est austère de prime abord, d'autres, qu'il est tendre et floral. Les deux assertions se valent car le chénas s'épanouit sur deux types de sols. Sur terroir sableux, il développe des arômes floraux et une belle finesse tandis que sur ses sols granitiques, il s'affirme plus corsé, et nécessite quelques années de garde pour atteindre son potentiel optimum. Une chose est sûre avec des prix moyens de 5 à 8€ la bouteille , le chénas soutient la comparaison avec bien des bourgognes. Envoyez la charcuterie pour exploiter au mieux son potentiel !
Pourtant, la difficulté des temps contraint certains vignerons locaux à l'arrachage ou à abandonner faute de successeurs. D'autres replantent du chardonnay pour satisfaire les besoins des négociants bourguignons qui en ont besoin de raisins pour leurs crémants. Le fait est que cela ne risque pas d'arranger les choses pour aider le chénas à mieux se faire connaître. Heureusement que des vignerons locaux, à commencer par le président de l'appellation, Pierre-Yves Perachon tout comme la cave coopérative du Château de Chénas ne désarment pas et se battent pour faire connaître les charmes de leur cru.
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