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Vins d'Alsace (suite)

Mais voilà, au comptoir parisien, il est plus simple de vendre un saint-Amour ou un chablis qu’un klevener, un edelzwicker ou un riesling Altenberg de bergbieten. Du coup, certains viticulteurs alsaciens se sont mis à franciser leurs étiquettes au grand dam de certains de leurs homologues un tantinet chauvins qui ont vu là une tentative d’acculturation. Ici, bien des domaines faisaient du vin avant que Louis XIV ne rattache l’Alsace à la France. Ce qui peut expliquer un léger conservatisme.
Et pourtant ça bouge en Alsace, près de 10% de la surface du vignoble est désormais en bio, avec une bande de viticulteurs indépendants qui sortent des choses merveilleuses et pas si chères. Facile répondent d’autres viticulteurs de Champagne ou de Loire c’est en Alsace qu’il pleut le moins, l’oïdium s’y développe moins.

On pourrait aussi parler de l’envolée des crémants d’Alsace. La plus jeune des appellations alsaciennes représente 18% des vins d’Alsace avec près de 70 millions de bouteilles. A un prix bien inférieur au champagne, pour une vivacité et un fruité qui parfois n’a rien à envier à certaines bulles champenoises, on comprend que le crémant d’Alsace ait le vent en poupe.
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