Beaujolais primeurs

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Seuls les Beaujolais et Beaujolais Villages peuvent être commercialisés en primeur.
Chaque année, le volume commercialisé en Beaujolais nouveaux se monte à 400 000 hl environ (soit un tiers de la récolte totale), dont la moitié à l’étranger.

Vins de Pays Primeurs

Obsédé par la réussite commerciale de l’opération Beaujolais, dans les années 70 et 80, les autres terres de production n’ont pas voulu être en reste. Ainsi, depuis 1990 , un dispositif analogue à celui du Beaujolais a été mis en place pour les vins de pays mais ils doivent à chaque fois demander un agrément. Ils peuvent être mis à la consommation dès le troisième jeudi d’octobre. Evidemment, du fait, du très court laps de temps entre vendange et mise sur le marché, ces vins de pays sont principalement produits dans les régions méridionales. Ainsi, trouve-t-on par exemple le vin de Pays des Cotes Catalanes, ou encore le Côtes de Gascogne primeur, ou encore les vins de pays de l’Ardèche.

Tout en répondant à la réglementation des vins de pays, ils sont soumis à des règles de mise en marché particulières propres à leur reconnaissance en primeur :
– une date de sortie fixée au 3 ème jeudi d’octobre,
– un étiquetage spécifique mentionnant obligatoirement le terme  « primeur » ou « nouveau » ainsi que l’année de récolte,
– un agrément particulier par une commission chargée de vérifier le caractère « primeur » du vin.
Parce que les vins du beaujolais sont commercialisés rapidement et qu’il n’y a pas de stocks importants servant de tampon, le vignoble est particulièrement sensible à ces fluctuations brutales qui le fragilisent.

Chaque été, l’Union Interprofessionnelle des Vins du Beaujolais édite les  » Données d’Economie Beaujolaise  » un document très clair et complet. Sous forme de tableaux de chiffres, de pourcentages et de graphiques très  » parlants « , il donne des informations objectives sur la production et les marchés. Ce fascicule est plein d’enseignements, on découvre par exemple que la production beaujolaise ne représente qu’environ 0,5 % de la production mondiale. Ce qui n’empêche pas le beaujolais d’être connu sur la toute la planète.

Vous avez dit surproduction ?

Elle est partout, dans le lait de brebis Lacaune pour le roquefort comme surtout pour les vins AOC. Car il y a quelque chose qui cloche chez Bacchus en France. Alors que tout le monde s’accorde pour une baisse de la consommation de la population française, la production de vins AOC n’a cessé d’augmenter et ce alors que les vins du nouveaux monde, n’avaient de cesse de tailler des croupières sur le plan des prix aux vins français.Ainsi depuis 1980, des vignobles comme ceux du Bordelais, de l’Alsace ou du Sud-Ouest ont pratiquement doublé leur production sans parler la Champagne dont la production a bondi de 114 %, les crus du Beaujolais n’a augmenté que de 20 %.

La surface en production augmente modérément : en 15 ans de 1976 à 1991, cette augmentation a été de 15 % pour les beaujolais. Dans le même temps, celles des beaujolais villages ne changeaient pas, tandis que celle de l’ensemble des crus progressait de 23 %. Il faut tenir compte de la reconnaissance de l’AOC régnié, qui, en 1988, a  » dégarni  » les beaujolais villages, pour accroître la superficie de l’ensemble des crus. Le total des surfaces beaujolais villages et crus a augmenté d’à peine plus de 10 %. Beaucoup de sagesse pour ce vignoble beaujolais. Depuis 1991, la surface totale a évolué de 3,5%.

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