AOC Gigondas

0

Adossé aux Dentelles de Montmirail qui assurent de l’ombre le matin aux ceps de grenache ou de syrah, le gigondas est synonyme de puissance… et parfois d’austérité. Et ce alors que sa racine latine évoque la joie…Mais voilà, de ces vins noirs et amples, on pense parfois aux moines de l’Inquisition inflexibles… Ainsi est-il parfois difficile à boire jeune tant ses tanins réclament du temps pour s’arrondir.

gigondas_village

Mais au bout de quatre à cinq ans, quelle élégance et quelle force ! Une robe évoluant entre encre et grenat, une bouche aux parfums de fruits noirs de mûres et de myrtilles, relevant un côté boisé.
Et pourtant, il revient de loin, le phylloxéra avait failli signer le certificat de décès d’un vin remontant aux Romains et protégé par les Princes d’Orange. Au XXe siècle, l’olivier avait souvent remplacé la vigne jusqu’au gel de 1956 qui glaça le Vieux Port de Marseille et décima les oliviers provençaux par dizaines de milliers. Les vignes reconquirent alors bien des coteaux. Et à force de ténacité, les vignerons locaux décrochèrent leur décret de reconnaissance du Cru des côtes-du-rhône en 1971.

carto-cotedurhone-sudCarte d’identité de l’appellation

Surface du vignoble : 1260 ha
Production annuelle moyenne : 40 000 hl (96% en rouge et 4% en rosé) dont 80% produits en cave particulière et 20% en cave coopérative.
Rendement de base : 34 hl/ha
Cru depuis 1971
Cépages : Grenache noir (50% de l’encépagement) , syrah, mourvèdre pour les rouges
Clairette, grenache blanc, bourboulenc, roussanne et marsanne pour les blancs.

Reportage chez une viticultrice Le Domaine du Gour de Chaulé

Et sélection d’une cuvée : Les Secrets de Montmirail

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.