Vinexpo 2015 – Gérard Bertrand :  «Le meilleur cru qu’on a jamais connu »

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gerard_bertrand_carafePour vous, Vinexpo 2015, est-ce un bon cru ?
Le meilleur cru qu’on a jamais connu. On travaille dans 110 pays et on a consolidé nos relations avec nos distributeurs. Et grâce à Vinexpo, on sera désormais présent dans 120 pays comme Malte ou Chypre.

Ces nouveaux clients connaissent-ils les vins du Languedoc ou plutôt les vins de Gérard Bertrand ?
Ils connaissent les vins du Languedoc car notre métier c’est de les leur faire connaître. Gérard Bertrand, c’est la caution. La marque qui leur donne confiance et transmet une bonne image des vins du Sud. Les gens comprennent l’ADN et la philosophie de Gérard Bertrand. C’est pour transmettre ce message que j’ai un livre – Le Vin à la Belle Etoile.

Il va y avoir une fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon et donc sans doute de la marque Sud de France comment l’appréhendez-vous ?
Laissons les élections se passer. Si la marque Sud de France, chapeaute l’ensemble de la région cela devrait nous permettre de réfléchir à une extension vers l’ouest de la région. Cela va renforcer le dynamisme économique avec une région qui comptera 6 millions d’habitants, l’équivalent d’un pays européen. C’est une nouvelle qu’on prend avec enthousiasme car la gastronomie du Sud-Ouest est très complémentaire de celle de la Méditerranée. Donc on va voir comment on va pouvoir manager cela. Une opportunité à réfléchir.

Bistrots et restaurants parisiens ont été frappés par la désertion des clients qui a suivi les attentats de janvier. Quel impact avez-vous ressenti ?
Nous sommes très présents dans le CHR parisien où 5000 restaurants vendent nos vins. Nous avons effectivement ressenti une baisse d’activité.  Mais depuis avril, les choses sont reparties dans le bon sens, surtout avec nos rosés qui dynamisent les ventes.
On distribue nous-mêmes et on travaille avec tous les distributeurs qui veulent travailler avec nous. Le CHR représente presque 40% de notre chiffre d’affaires, c’est donc très important pour nous.  Et c’est un chiffre qui augmente, ce qui n’a rien de surprenant car les gens veulent boire des bons vins à un bon prix. On représente cette alternative.

Quand vous voyez des coefficients de 5 ou 6 pratiqués par certains restaurateurs sur vos flacons, comment réagissez-vous ?
Je suis pour la liberté. Chacun fait ce qu’il veut. C’est leur problème. S’ils les vendent, c’est qu’ils ont raison, sinon, il faut qu’ils revoient leur copie. Il y des raisons qui expliquent certains  coefficients. Je pense néanmoins que pour les vins en-dessous de 30 €, les coefficients entre 3 et 4 sont adaptés. Au-delà, il faut une marge fixe.

Et le bio, quel développement comptez-vous lui impulser ?
Aujourd’hui, le bio représente 30% de nos ventes. Dans cinq ans, je veux que nous soyons à 50%. En biodynamie, nous sommes le leader mondial avec 400 ha.

Justement, la biodynamie  n’est-ce pas un produit de luxe quand on observe le prix des bouteilles ?
Non, c’est un produit de passionnés. Mais on n’est pas obligé de faire des bouteilles à 100€.

Lire également l’article consacré à Vinexpo 2015

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