BISTROS A VIN
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et des vins
Jean-Louis Schoepfer, Vigneron Alsacien
Jean-Louis
Schoepfer est un vigneron Alsacien indépendant.
Il écoule la plus grande partie de sa production auprès
des particuliers. Il est assez représentatif des vignerons
alsaciens installés sur des exploitations familiales
depuis des dizaines de générations. Ainsi son
exploitation que ses aïeux se sont transmis de père
en fils remonte à 1656.
Une illustration de plus de l’enracinement des alsaciens à leur
terroir. Les différents conquérants qui se
sont arrachés cette bande de terre de terre alsacienne
au fil des siècles ne sont jamais parvenus à interrompre
le passage de témoin de père en fils entre
les hommes des vins alsaciens.
Jean-Louis Schoepfer est
donc l’un
d’eux. Il travaille avec son frère sur l’exploitation
familiale de Wettolsheim (1721 habitants), à 5 km
au sud-ouest de Colmar. Sur leurs dix hectares, ils produisent
avec bonheur toute la gamme des vins alsaciens du pinot noir
au sylvaner en passant par le gewurztraminer, le riesling
ou le muscat. Sur ce point, ils sont assez représentatifs
de la production alsacienne. Leur pinot noir 2004 alliant
des arômes francs de fruits rouges mâtinés
de sous-bois dans une belle cohérence est un enchantement à un
très bon rapport qualité-prix.
Le futur projet de loi destiné à permettre
aux vins français de résister à la concurrence
des vins anglo-saxons en mettant en avant des vins de régions
de France, vins de cépages, ne va-t-il pas, a contrario
dévaluer la réputation des vins alsaciens.
Car ces derniers sont des vins de cépage, ils ne sont
connus d’ailleurs que sous leur nom de cépages.
Quand on dit un Riesling ou un Gewurt on sait qu’on
est en Alsace.
« C’est vrai qu’on observe les projets
de réforme avec attention. Mais on ne joue pas sur
les mêmes terres que les vins de pays. Nos cépages
sont vraiment identifiés, comme en Bourgogne. C’est
plutôt la situation économique et la perte de
pouvoir d’achat que l’on ressent qui nous inquiète.
Sans parler de la concurrence internationale» reconnaît
Jean-Louis Schoepfer. Mais des soubresauts, l’Alsace
en a connu d’autres.
LB
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