Prometteuses vendanges 2014

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Alors que la pluie a largement handicapé les moissons de blé, tant sur le plan de la quantité que de la qualité, le raisin tire son épingle du jeu. La vendange 2014, débutée en août en Languedoc, s’annonce prometteuse. La filière viticole s’attend à produire environ 45,4 millions d’hectolitres (Mhl) à l’issue des vendanges. L’année dernière, la production n’avait été que de 42,3 Mhl.

Parmi les vignobles les mieux lotis pour cette embellie, la Champagne, qui, selon les prévisions de FranceAgriMer pourrait voir sa production augmenter de près de 17 % à 3,2 Mhl. Le bon état sanitaire relevé dans le Bordelais devrait également permettre de tabler sur une hausse de la vendange à plus de 5,5 millions d’hectolitres.

vendange2014

Dans la vallée du Rhône, les prévisions de vendange 2014 ont de quoi rendre optimistes. Contrairement aux cinq années précédentes, il n’y a pas eu de contrainte hydrique et le développement équilibré de tous les cépages permet de tabler sur une récolte tant qualitative que quantitative.

En Languedoc-Roussillon, première région productrice qui avait bien tiré son épingle du jeu en 2013, les épisodes de grêle qui ont frappé la région de Limoux, auront des conséquences. On s’attend à un volume de raisin en baisse de 8% par rapport à 2013, à 12,3 millions d’hectolitres.

La grêle a frappé également une partie du Beaujolais et des crus bourguignons, mais les perspectives de rendement se maintiennent pour les professionnels.

Malgré cette hausse de la production, les prix du vin ne devraient pas baisser du fait de l’état des stocks très bas ces dernières années. On s’attend ainsi à une hausse de 2 à 3% des prix pour les vins rouges. Ne parlons pas du rosé de plus en plus apprécié…

Où vont les vendangeurs ?

Sur les 300 000 contrats de vendangeurs signés pour la saison 2014, plus d’un tiers le sont pour le vignoble champenois. Soit 100 000 saisonniers pour 34 000 ha. Rien de plus normal, la vendange manuelle est rendue obligatoire par le cahier des charges de l’AOC Champagne. De même les vignobles du beaujolais et de la Bourgogne devraient faire appel à 50 000 saisonniers. Même volume pour la vallée du Rhône.
Le Bordelais devrait embaucher 30 000 vendangeurs, l’Alsace 20 000, un nombre grosso modo identique que pour le Languedoc-Roussillon. Quant au vignoble ligérien, c’est celui qui recourt le moins aux saisonniers avec 8 000 engagements. Les embauches se font surtout en Maine-et-Loire.

Source : Association Nationale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture

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