Reportage à la Coopérative de Quincié, doyenne du Beaujolais

0

Fin octobre, c’est l’embouteillage qui domine à la coopérative de Quincié-en-Beaujolais, la doyenne du Beaujolais. Par centaines de milliers, les bouteilles de beaujolais nouveau sont remplies, bouchonnées et mises en carton avant d’attendre leur départ pour Shanghai, Tokyo ou Moscou. Car ici 60% de la production est exportée. Durant la campagne primeur, 100 000 bouteilles sont signées par la coopérative mais 700 000 autres sont mises en bouteilles pour le compte de négociants.

Terminé le gros rouge qui tâche ! La coopérative a entrepris de gros efforts pour répondre aux attentes du marché. Depuis 2002, Séverine Falcotet, responsable de la qualité du vignoble va prêcher la bonne parole auprès des viticulteurs. Défendant la lutte raisonnée elle les convainc de réduire le volume d’insecticides, cela peut représenter jusqu’à 50% de produits en moins. Par ailleurs, un cahier des charges oblige les coopérarateurs à notifier tous les traitements. Lors des vendanges, Séverine note de 1 à 3 l’aspect des raisins qui lui parvienne. «Désormais, si l’on rencontre un problème sur une bouteille, on peut remonter jusqu’à la parcelle.

SONY DSC

La chaîne d’embouteillages à la Coopérative de Quincié.

Côté vinification, Jean-Luc Chagny, maître de chais à la coopérative, comme son père et son grand-père, a fait évoluer les choses en généralisant la macération préfermentaire à chaud. La MPC dans le jargon. De ce fait, dixit le maître de chais de Quincié «même les primeurs peuvent aujourd’hui se garder deux ou trois ans.»

SONY DSC

Mais le maître de chais ne s’en cache pas, il cherche à développer la production de crus (julienas, brouilly, régnié, morgon, chiroubles). Car même s’ils sont encore minoritaires -moins de 10% du volume produit par la coopérative- c’est l’axe de développement pour l’avenir de la coopérative.

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.