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VIN
>> Vins français, quelle modernisation ? - mai 2008
Coïncidence de calendrier. On ne peut s’empêcher de rapprocher le parcours Robert Mondavi disparu le 18 mai 2008 du lancement du plan de modernisation de la viticulture française. A partir de son vignoble et de sa winery de Napa Valey (Californie), le premier a bâti un groupe mondial capable de faire parfois chanceler la suprématie française y compris sur les grands vins. Il a inauguré bien de nouvelles méthodes dans l’approche du vin, fait découvrir le vin à des millions d’Américains. Personnifiant la concurrence redoutable des vins dits “Nouveau Monde”, avec son compatriote, l’œnologue Robert Parker, il a été accusé de jouer à l' apprenti-sorcier en formatant les goûts et méprisant le terroir. Cette réputation a été parachevée lorsqu’il voulut racheter en 2001 des terres en Languedoc à Aniane, là-même où Aimé Guibert avait établi son Daumas-Gassac, l’un des vins de pays les plus emblématiques du Languedoc. Ce dernier prit la tête de la résistance et bouta le yankee hors du Languedoc. Astérix semblait avoir gagné...
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Avec ce plan quinquennal, il s’agit de muscler la filière pour la rendre plus compétitive à l’export à un moment où la consommation mondiale de vin augmente de 6% par an. Ainsi va-t-on encourager les regroupements d’entités de vinification (en clair les coopératives et négoces qui achètent le raisin) et chercher au développement de marques nouvelles.
Point saillant demandé par la profession, le ministre s’est engagé sur une mesure législative afin que les sites internet liés aux vins ne soient plus en contradiction avec la loi Evin.
Ceux qui attendent une segmentation plus nette et rigoureuse des vins devront patienter jusqu’à août 2009 pour voir la mise en œuvre de la nouvelle segmentation avec les sigles européens. AOP, IGP et vins sans indications géographiques (IG). Cette dernière pourra recourir à la mention du cépage. «Les actuels vins de pays, AOVDQS et AOC évolueront chacun vers l’un des trois segments précités sans définir de correspondance a priori.» est-il précisé.
Aux 10 conseils de bassin viticoles établis dans les grandes régions de définir à quelle catégorie appartiendront les vins. Cela promet... A ce propos, dans le cadre d’une plus grande lisibilité, le président de la section vins et eaux de vie de l’INAO, Yves Bénard, confiait avoir déjà commencé à réduire le nombre d’appellations. «On a déjà créé les côtes-de-bordeaux qui regroupent les côtes de francs, les côtes de castillon, les côtes-de-blaye et premières côtes-de-bordeaux. Regrouper les AOC permettra d’avoir plus de lisibilité à l’international et de faire des choix stratégiques.» Sauf que mettre dans un même panier différentes appellations ne garantit pas forcément un accroissement global de la qualité.
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