Les côtes-du-rhône veulent reconquérir les comptoirs

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Ca marche plutôt bien pour les côtes-du-rhône ! Après deux « petites » récoltes en 2009 et 2010, le niveau de la vendange 2011 est remonté à celui de 2005 dépassant la barre des 3 million d’hl. Le niveau des stocks, préoccupant ces dernières années dans bien des coopératives, est à son plus bas niveau depuis dix ans.

cote_rhone_visuelsMais c’est surtout sur le plan de valorisation que ça s’arrange. «En France, en cinq ans, la vallée du Rhône est en progression de 12% en volume et de 24 % en valeur» explique-t-on chez Inter Rhône. Tout le monde ne peut pas en dire autant en matière de viticulture. A l’export, les ventes ont enregistré en 2011 une progression de 19% en valeur. Et sur l’Asie, c’est carrément l’euphorie pour les AOC rhodaniennes qui enregistrent par exemple des hausses de chiffre d’affaires de 130% pour la Chine ou de 96% pour la Corée du Sud.

Ces bons chiffres sont la rançon des efforts qualitatif conduits ces dernières années sur le vignoble rhodanien. Cette amélioration de la valorisation est collective même si elle est surtout tirée par les crus de la vallée du Rhône. Mais il reste pourtant quelques points noirs, par exemple du côté des ex-coteaux du Tricastin devenu Grignan-les-Adhémar qui semble avoir du mal à décoller.

Le vignoble Rhodanien est le 2ème vignoble bio de France avec 5000 ha de surfaces en bio ou en conversion. A noter que près de 20% des surfaces des crus sont en bio ou en passe de l’être. Forcément le soleil et le mistral n’ont pas de mal à sécher l’humidité qui ailleurs justifie le recours aux « phyto ». Et l’interprofession de créer un observatoire économique des vins bio. Car comme l’a rappelé Christian Paly, président d’Inter Rhône : «Si les coûts du bio sont supérieurs de 20 à 25% aux vins classiques, la valorisation au prix de l’hecto est supérieure de 30% » Reste à savoir si à l’avenir, avec le nouveau règlement vin bio qui inclut désormais la vinification, cette part de vrai vin bio rhodanien sera toujours aussi importante ?
Autre évolution, l’ampleur prise là aussi par le rosé. Le vignoble rhodanien est le 3ème bassin de production de rosé derrière le Languedoc et la Provence. Le volume de rosé produit dans le vignobl a doublé en six ans pour représenter près de 8%. Quand on détaille, si rouge continue d’être la couleur dominante des crus, en revanche en Luberon, le rosé représente désormais près de la moitié du volume produit suivi par le Ventoux et les Costières de Nîmes.

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