Le Concours des Grands Vins France de Mâcon

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macon_concours_medailleCréé en 1954 par quelques négociants mâconnais partis avec une soixantaine d’échantillons, six décennies plus tard, le Concours des Grands vins de France de Mâcon -dont la 61ème édition s’est tenue le 18 avril- est devenu le premier de France avec plus de 9200 cuvées dégustées. D’or, d’argent ou de bronze, la médaille de Mâcon reconnaissable sur les étiquettes est devenue une balise de survie pour les acheteurs de vins désemparés face à la profusion des bouteilles sur les linéaires de la grande distribution. Ce qui explique aussi le grand nombre de coopératives participantes, compte tenu du fait qu’elles comptent parmi les fournisseurs traditionnels des grandes surfaces.

Ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, le concours des vins de Mâcon vaut le détour. Durant cette grand-messe annuelle, le « peuple du vin » -soit 2200 jurés- se presse dans deux immenses salles. Ce ne sont pas de grands prêtres bachiques -des VIP de la sommellerie et autres œnologues médiatiques- mais d’humbles amateurs passionnés qui font œuvre d’intérêt général sans ostentation. Venus de toute la France, mais aussi de Suisse, d’Allemagne et d’une vingtaine de pays, on croit discerner quelques bonnes bouilles vigneronnes… Quoi de plus normal dans le Mâconnais- des hommes neuf fois sur dix, mais de toutes les générations et de tous les milieux.

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Le samedi matin, l’ambiance n’est pas à la rigolade. L’atmosphère est aussi studieuse qu’une épreuve du bachot particulièrement quand les jurés s’appliquent sur leurs notes de dégustation. En cas de désaccords, les débats sont feutrés et dans l’ensemble «personne ne cherche à imposer son opinion» assure Bernard Delaye, président du concours. «Je suis également jury au guide Hachette, et là, ça va beaucoup plus vite. C’est très professionnel et ça manque parfois de tolérance.» expliquait pour sa part un juré.

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