La Longue marche vers un champagne nature

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champagne_mosaic-1Les hélicos pulvérisant leur phytos sur les parcelles de la côte des Blancs ont longtemps plombé l’image nature du champagne. Si l’on ajoute à cela que les viticulteurs bio en champagne sont moins de 0,5% de l’appellation (contre 2% sur les autres vignobles) on se dit que les bulles champenoises ne sont pas si “naturelles”. On se souvient aussi de l’épandage des déchets d’Ile-de-France sur les terres champenoises dans les années 70…
(Ci-contre le morcellement des parcelles sur la Côte des Blancs, résultat des héritages en série. )

Et pourtant, juré-craché, sur place, on assure que la profession a très tôt pris conscience des conséquences négatives d’un bilan environnemental médiocre sur l’image du champagne en général . «On fait du management environnemental depuis plus de 20 ans. Viser l’excellence, c’est être aussi irréprochable en matière d’environnement.» assène Arnaud Descotes, responsable du service Environnement au Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne. (CIVC)

helico Après avoir identifié et coté 450 pratiques viticoles fortes en termes d’impact sur la nature, le CIVC a proposé 4 axes d’action : la maîtrise des productions et des intrans, la préservation du terroir et de la bio-diversité, la gestion responsable de l’eau et des déchets et enfin la contribution aux défis énergétiques.

Avec des résultats plus ou moins concrets selon les chapitres. Ainsi, en 15 ans le recours aux phytos a été réduit de 35%. Pour les dix prochaines années, la profession s’est focalisée sur un objectif de réduction des phytos de 50%.

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