Julie Campos, Cave de Tain l’Hermitage

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Julie Campos, une Anglaise dans l’Hermitage

Julie Campos détone dans les côtes-du-rhône septentrionales. Depuis dix ans, la directrice générale de la Cave de Tain n’a eu de cesse de mettre en œuvre une stratégie originale : viser l’excellence sans faire preuve d’élitisme.

campos_degusDernier exemple : l’inauguration du “Fief de Gambert”. Il s’agit de la demeure du fondateur de la Cave de Tain, Louis Gambert de Loche, qui a été complètement rénovée (ci-dessous). Au rez-de-chaussée un restaurant élégant tenu par l’ancien Chef des chocolats Valrhona, Frédéric Bau. A l’étage une vaste salle de dégustation où l’on peut, avec l’aide des œnologues de la Cave, comprendre tous les enjeux sélection parcellaire, et faire par exemple la différence entre un saint-joseph et un crozes-hermitage. Des séances de dégustation s’y tiendront le vendredi soir pour des groupes d’une vingtaine de personnes à un prix/personne de 10 à 25 €. «Il ne faut pas empêcher le chemin vers la finesse de la vie pour une question de moyen» confie Julie Campos.

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Incarnation de l’Anglaise aussi déterminée que flegmatique, on imagine volontiers Julie Campos infusant son thé dans les tunnels du métro londonien pendant le blitz. Cette originaire du Yorkshire, francophile depuis l’âge de 17 ans et titulaire d’une maîtrise de Français (spécialiste de Zola), a su convaincre en dix ans, les 340 viticulteurs de la Cave de Tain à jouer la carte du long terme et à tourner le dos au productivisme.

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