Jean-Claude Mas, ce winemaker languedocien qui défend le « luxe rural »

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jean_claude_masJean-Claude Mas fait partie de ces conquérants fulgurants qui n’existent qu’en Languedoc.
En une petite vingtaine d’années, s’appuyant sur le domaine paternel de Montagnac qui vendait en vrac, il est parvenu à créer un groupe qui écoule plus de 18 millions de bouteilles dans 58 pays. Fils et petit-fils de vigneron du cru, il a pourtant une phobie du conservatisme.

Dans sa réussite, il y a un art consommé du marketing, science qu’il défend bec et ongles. Il l’a mise en pratique très tôt, l’année même de ses études de MBA à Aston (UK, Birmingham). Dès cette époque, en 1987, il s’associe avec ses logeurs anglais pour monter sa première société d’importation de vins bios languedociens en Angleterre.

Il va ensuite multiplier les expériences. Et pas seulement dans le vin. Ce qui explique également son champ de références plus étendu que chez beaucoup d’acteurs. VSNE (volontaire du service national en entreprise) à Miami, il découvre les vins argentins et cogite sur les causes de leur succès. Recruté par Cartier, il touche au luxe puis passe chez Motul pendant trois ans où il travaille sur les championnats du monde moto, sa passion. En 1995, il est embauché chez Bernard Magrez où pendant trois ans, il développe l’export. Il enfile alors des tournées de démarchages planétaires. «C’est là que j’ai beaucoup appris, même si certaines de mes initiatives ont rendu fou Bernard Magrez comme la gamme que j’avais baptisé « Mon Vin ». Heureusement elle a marché et aujourd’hui nous sommes amis

De retour au pays, il travaille pour les Domaines Virginie sorte de winery créée par un Belge qui achète leurs raisins aux viticulteurs pour faire des vins écoulés notamment chez Marks & Spencers. C’est justement au Domaine Virginie que le domaine paternel vend ses raisins. Le fils, fort de ses bons résultats commerciaux, obtient le droit de vendre des bouteilles sur sa marque « Paul Mas », du nom de son père. Et 2002 marque le vrai décollage du groupe lorsqu’il rachète la société de négoce Astruc et s’engage à lui reprendre ses domaines quelques années plus tard, notamment à Limoux.

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