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Château Guiraud, 100 hectares passés pied à pied en bio


« En 1983, pour ma première vendange à Guiraud, j’étais terrorisé, nous avions commencé trois semaines après Yquem. » Au fil des ans, Xavier Planty replante son domaine. Il en est à 60 ha sur les 106 du domaine. «On y arrivera».


Au fil des ans, il a eu le temps d’apprendre à connaître les souches de botrytis qui s’attaquent à Sauternes. «C'est par la cicatrice laissée sur le grain par l'étamine que pénètre le botrytisme. Ce qui explique que sur une grappe certains grains sont plus touchés que d’autres. Quand on a bien travaillé son raisin, 30 % des grains sont déjà botrytisés quand le raisin parvient à maturité. Ainsi, on ne peut pas conduire un vignoble de liquoreux en se basant uniquement sur la météo automnale » explique Xavier Planty.

Le passage au bio s’est fait progressivement à partir de 1996 en commençant par 15 ha. « Plus on augmente la monoculture plus les ravageurs se développent. » explique Xavier Planty. Pour se passer d’insecticides il a créé des zones refuges le long des vignes. Une rangée de bosquet qui mêle des espèces différentes comme le buis, le saule nain ou le charme. (ci-dessus) « Durant l’hiver, ils abritent les prédateurs de nos ravageurs. »

Enfin, Château Guiraud est un des seuls domaines du Bordelais à produire ses propres pieds de vignes. Une serre devant l’église de Sauternes abrite différentes pousses de sémillon. Elles sont plantées selon un protocole défini par l’Inra. On procède ensuite à une micro-vinification où l’on observe outre leur maturité et leurs arômes, l’aptitude de chaque pied au botrytisme...

 

 

 

 

LB

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