Henri Abelé, la maison qui a retrouvé le sourire…de l’Ange ?

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champagne-henrie-abele1Situé dans une petite rue de Reims, non loin de ses prestigieuses voisines comme Pommery, le champagne Henri Abelé affiche un profil plus discret sans portail majestueux.

Pourtant cette maison champenoise a une âme et une longue histoire qui remonte au temps de Voltaire (1757). Celui qui lui a donné son nom, Henri Abelé, s’est lui-même distingué au sortir de la guerre de 14-18 dans la reconstruction de la cathédrale de Reims bombardée par les Allemands.

 C’est à ce titre que le clergé local lui a accordé l’insigne privilège d’utiliser l’image de l’Ange au sourire. Henri Abelé a d’ailleurs déposé la marque « le Sourire de Reims ». Pour autant, la maison revient de loin. Rachetée par la Compagnie Française des Grands Vins, sa réputation s’était étiolée sous les Trente Glorieuses. Les dirigeants de l’époque avaient oublié la marque pour produire des bouteilles de champagne sous d’autres étiquettes pour la grande distribution…

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La renaissance est venue en 1985 avec la reprise par le géant catalan des effervescents, Freixenet.  Contre toute attente, le « roi du Cava »  (l’effervescent catalan) relance la marque et joue la qualité. De 40 000 bouteilles signées Henri Abelé, le chiffre atteint 500 000 bouteilles en 2010. Pour y parvenir, le groupe n’a pas lésiné sur les investissements. Une nouvelle cuverie permet de vinifier séparément une quarantaine de crus, grâce à autant de cuves d’une capacité de 25 à 125 hl.
Côté commercialisation, plutôt que d’aller draguer les chefs de rayons boissons, la marque a emprunté à nouveau le sentier escarpé de l’élitisme et de l’institutionnel. Ambassades, Unesco, restaurants et grandes sociétés sont redevenus ses clients de prédilection.

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