Les belles quilles de la Cave Jean Geiler

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Créée en 1926, la cave Jean Geiler rassemble 180 vignerons répartis sur 14 communes autour d’Ingersheim pour une superficie 390 ha. Sur les 4 millions de bouteilles produites, près d’une sur quatre est une bouteille de crémant. La cave n’a eu de cesse de moderniser et d’affiner son process. Dans les vignes, les pratiques culturales ont changé profondément. Beaucoup d’adhérents ont laissé tomber les désherbants. «Ils préfèrent passer le rotavator » explique Pascal Keller directeur de la cave…

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Durant les vendanges, les viticulteurs déchargent leurs grains dans les conquets du site d’Ingersheim. La maturité est évidemment recherchée mais c’est un critère parmi d’autres. Chaque lot est photographié et un logiciel évalue l’altération des grains. L’apport est noté de A à D. Et cela a des conséquences pécuniaires. Au final, l’écart du prix payé au kg peut atteindre 60 centimes entre les meilleurs et les moins bons. Un système plutôt incitatif qui explique la généralisation du tri dans les vignes lors des vendanges.

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On le sait. Plus la matière première est belle et moins on utilise de soufre. Et ça, c’est l’obsession de l’œnologue de la cave, Pierre Sibille (ci-dessous), qui pilote les sept pressoirs pneumatiques lors des vendanges en recherchant toujours le pressurage le plus respectueux du raisin. Les jus s’écoulent par gravitation dans les cuves de décantation et le débourbage se fait par flottaison par le recours à l’azote. «En quelques années, nous avons presque divisé par deux le recours aux sulfites » assure-t-il «Nos pinots noirs sont vinifiés sans soufre jusqu’à la fermentation malolactique. C’est toujours moins d’amertume pour les jus

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