Beaujolais 2013, Sambardier finesse non levurée

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Les Sambardier sont à la tête d’un vieux domaine familial qui remonte à 1850. Il y a le père, œil vif, économe de mots et sec comme un vieux ceps. Il y a aussi Frédéric, plus rond et jovial, qui assure la gestion du domaine avec son frère.

Au départ de l’aventure le vignoble comptait 6 ha. Aujourd’hui il s’étend sur 35 ha décliné en 7 appellations dont 4 crus (Brouilly, Julienas, Moulin à Vent, Fleury).

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Sur certaines parcelles de Beaujolais, les Sambardier ont retaillé les pieds de Gamay pour ramasser à la machine. Mais pour tout le reste, cela représente 40 vendangeurs durant deux semaines et demi.

Frédéric Sambardier ne tourne pas autour du pot. Il avoue que cette année 2013, entre le printemps maussade et les vendanges sous le pluie, la lutte raisonnés a été très compliquée.
Question vinification, les Sambardier sortent des sentiers battus. Depuis 2009, ils égrappent un tiers des raisins dans la mise en cuve pour leurs crus mais jamais sur les primeurs. «Avec la macération courte du primeur, la rafle n’a pas le temps de transmettre de goût herbacé » explique Fréderic Sambardier.

La gamme des vins du Manoir du Carra

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Plus audacieux, les Sambardier ne recourent pas aux levures pour lancer les fermentations. Paris risqué. Au final, leurs cuvées de cru Julienas, Brouilly et Moulin à Vent, laissent souvent pantois par leurs finesse. Ainsi certaines pourraient donner des surprises lors des dégustations à l’aveugle avec de grands bourgogne. C’est vrai pour le brouilly mais c’est surtout vrai pour son Moulin à Vent 2012 passé au fut pour 10% et bénéficiant d’un égrappage total qui a un nez qui rappelle la côte chalonnaise…Il est d’ailleurs vendu au Fouquet’s. A des prix un chouia plus élevés qu’au caveau…

www.manoir-du-carra.com

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