Beaujolais 2013, l’amorce de la résurrection

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En 2013, en Beaujolais, il n’y a que le rendement qui a été moyen. Il est toujours plus élevé qu’en 2012 où la récolte avait été réduite de moitié avec 400 000 hl. Mais cette année le vignoble devrait accoucher d’un primeur gourmand et velouté et de crus prometteurs qui redoreront davantage le blason d’une appellation injustement brocardée par les ignorants.

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Alors certes du fait d’un printemps maussade, les baies sont restées petites. Elles ont su atteindre une belle maturité durant les deux mois d’été et les dix premiers jours de septembre radieux.

La chapelle de la Madone veille sur Fleurie et les vins du Beaujolais.

La chapelle de la Madone veille sur Fleurie et les vins du Beaujolais.

Les prix du vrac sont à la hausse. Tant mieux pour les viticulteurs, même si on a pu voir des tensions sur les primeurs disponibles à la fin octobre, dernier délai pour charger les conteneurs à destination de l’Amérique du Nord. Il faut 20 jours au minimum pour sortir un primeur. Un peu près le délai de «retard» des vendanges en 2013… La donne météo a beaucoup compliqué les choses pour les vignerons, qui ont donc dû finement planifier les parcelles à vendanger et ne pas traîner pour lancer la fermentation en chauffant les moûts.
Mais si l’Amérique du Nord ou le Japon demeurent des marchés importants du beaujolais nouveau, c’est en France que les choses se jouent. Il semble que Paris ne renonce pas à la tradition. Tandis que Lyon après avoir longtemps snobé le Beaujolais pour les grands crus rhodaniens, revient à ses premiers amours. La nouvelle vie des bouchons lyonnais n’y est pas pour rien.

Les vendanges 2013 n'ont pas manqué d'être froides et humides. Exemple sur les pentes du Mont Brouilly au Château Thivin.

Les vendanges 2013 n’ont pas manqué d’être froides et humides. Exemple sur les pentes du Mont Brouilly au Château Thivin.

Sur place, on espère bien que le primeur 2013 soit reconnu comme un remède anti-crise ramenant plus de chaleur humaine vers les zincs. Croisons les doigts que les bistrots n’aient pas la main trop lourde sur les «coeff» et ne refroidissent le mouvement.

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