Beaujolais 2013 : Lafond le beaujolais des bougnats

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Son nom revient périodiquement sur bien des cartes de vins des bistrots auvergnats de la capitale. Sa trogne à la Liam Neeson évoque l’Irlandais qui ne lâche rien. Ainsi met-il depuis des années autant d’ardeur à s’occuper de ses 25 ha de vignes qu’à arpenter le pavé parisien -une semaine sur deux en gros.

Thierry Lafond en train d'opérer un remontage.

Thierry Lafond en train d’opérer un remontage.

Il suit en cela la voie paternelle qui a été parmi les premiers à exploiter le veine bougnate quand le marché lyonnais -autrefois prospère- a commencé à baisser.. Aujourd’hui une bouteille sur quatre de sa production (120 000 bouteilles) est du primeur. Avec un profil de fruits rouges très recherché. «Je déteste les finales sèches.» lance-t-il.

Côté crus, on apprécie son morgon et son côte-de-brouilly pour leur finesse et sa complexité. «Sur le mont Brouilly, mes vignes sont réparties les quatre points cardinaux, ça permet de de réaliser des assemblages de différentes expositions.»

Dans le cuves il a revu toutes sa façon de travailler. «Le niveau qualitatif a tellement progressé, explique Thierry Lafond, qu’on ne plus met plus un gramme de So2 (soufre) à l’encuvage, j’aurai dit ça à mon père il y a 30 ans, il m’aurait traité de fou.»

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