La réforme des appellations : résurrection ou enterrement de première classe pour les AOC ?

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La réforme des Appellations d’origine contrôlée, vieux serpent de mer destiné, en principe à dévorer toute crue la crise viticole et à faire rentrer la France dans la « modernité » devrait en principe aboutir avant le 1er juillet 2008. Mais si le courage manque pour écarter des AOC tous les vins qui n’en sont pas dignes, on peut s’attendre rapidement à la disparition pure et simple de nos appellations au profit des marques.

Le regretté René Renou, ancien président de la section vins et eaux de vie de l’INAO,  qui s’était fortement impliqué dans une réforme qu’il voulait radicale,  a été remplacé par Yves Bénard. Or ce champenois qui a passé toute sa carrière, à la direction des champagnes Moët et Chandon, semble plus diplomate que son prédécesseur, tout en affirmant son désir de changement. C’est du moins l’impression qu’il a donné lors d’une récente rencontre avec les journalistes de l’Association de la Presse du vin.

Des organismes indépendants, les ODG
La réforme repose sur deux données fondamentales : la première est le rappel de la notion de propriété collective en matière d’appellations d’origines contrôlées. Celles- ci font partie du patrimoine de la France et ne sont pas la propriété des viticulteurs. La seconde donnée qui découle de la première, suppose que la gestion des AOC soit confiée à des organismes indépendants de la production, les ODG, Organismes de Défense et de Gestion, qui doivent, selon , Yves bénard être totalement libres de toute pression de la part des syndicats viticoles.

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