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gPrésentation au Flore du festival Singe-Germain. >> Lire l'article

gReportage sur l'édition 2007. >> Lire l'article
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BISTROS ET BARS A VIN
>> 23 mai, Marathon des Leveurs de Coude 2011
Victoire des Gendarmes de Saint-Tropez et de leurs Nonnes

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La 13ème édition du Marathon des Leveurs de coude de Saint-Germain des Près n'a pas dérogé à la fête. Ses éclats n'ont pas manqué de retentir jusqu'aux altitudes du paradis des princes de la cuite où réside Antoine Blondin à qui cet événement unique au monde était dédié.
Assis sur leurs bancs habituels, les poivrots de la place Saint-Sulpice étaient un peu dépassés ce 23 mai en début d'après-midi. Incrédules, ils demandaient des comptes à leurs bouteilles face à cette fantasia qui s'ébrouait pour affronter 42 bistrots de Saint-Germain des Près.
C'est aux alentours de 15h après avoir festoyé sous une grande tente tendue que les vingt équipes bigarrées et chamarrées ont pris le départ à intervalles de 3mn.
Il y avait les Egéries, les Cro-magnons, les Méduses, les d'Artagnans d'Ariane Daguin qui avait traversé l'Atlantique pour l'occasion, les gendarmes et nonnes de Saint-Tropez, les anciens internationaux de rugby, des cuisiniers comme le gars Etchebest et ses collègues portant l'effigie de Marcel Lapierre, des restaurateurs et des journalistes. Et même des députés comme Henri Nayrou, représentant de l'Ariège qui n'a pas eu peur d'affronter les foudres du lobby prophylactique. Tous sont partis dans la gaieté et l'allégresse des cœurs légers.

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Le carburant du marathon a augmenté son titrage. Depuis l'édition 2007, on est passé du 12° du Beaujolais au 13,5° du Languedoc. Le négociant languedocien Gérard Bertrand a succédé à Georges Dubœuf, sponsor de la précédente édition. Et le Narbonnais avait réussi à s'adjoindre les services des personnels de France Boissons. Ce sont eux qui remplissaient les taste-vins des participants et tamponnaient leurs mains en guise de contrôle d'étape. Mais ils n'étaient pas non plus sectaires et les amateurs bachiques ont pu eux aussi déguster à foison le château de l'Hospitalet.

"Tin tin tin tin" les notes de musique militaire assénées par Jean Gabin dans le "Singe en Hiver", le film d'Henri Verneuil tiré du roman éponyme de Blondin, résonnaient tout au long du parcours du marathon. Encore que sur le plan musical l'un des beaux moments, fut le bœuf improvisé sous l'air de Summertime par Léonard, saxo de l'équipe des Méduses devant le comptoir du bistrot Canettes. Ca rappelait à Nicole, la patronne, les notes qu'égrenaient dans le quartier il y a quelques décennies, un certain Charlie Parker...

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