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BISTROS ET
BARS A VIN
>> Beaujolais et autres fêtes
La Bouteille d'Or
Une remise
de la Bouteille d’Or, c’est un jour
qui compte dans la vie d’un patron de bistro. Le quartier
non plus ne l’oublie pas. Les vignerons amis, parfois
au nombre d'une vingtaine, montent à Paris
pour venir faire déguster leurs merveilles ainsi que
les charcutiers bretons ou auvergnats. Et c’est l’occasion
d’une petite fête bachique dans le quartier.

La soirée de la
Bouteille d'Or au Reveil Samaritain -mars 2007
Au fil des années, la remise de la
Bouteille d’Or
est devenue un événement dans le monde des
bistros.
La Bouteille d’Or ne récompense pas simplement
une sélection des vins mais un esprit bistro, un accueil,
une chaleur humaine, une cuisine . Bref, l’ âme
et le travail d’un homme ou d’une femme ou des
deux. En ce sens, elle apparaît comme un acte de la
civilisation française. Les clients ne s’y trompent
pas qui reconnaissent la distinction et ne considèrent
pas le prix comme un prix de pistonné. Sans doute
parce que les heureux élus demeurent les mêmes.
Pour le bistro, obtenir la Bouteille
d’Or, c’est
comme pour le boulanger, décrocher le prix de la Meilleure
baguette, une récompense qui va se traduire par une
hausse de la fréquentation et du chiffre d’affaires. «C’est
vrai que ça marche mais encore faut-il que le bistro
le fasse savoir. Et continue de travailler de la même
façon», explique un lauréat.
Créée
en 1986, par des copains bistrotiers, Bernard Perret du Rallye
Perret, Paul Calvet du Soleil d’Or
ou encore Lionel Poilâne, l’Association Tradition
du Vin a un objet plus large que la Coupe du Meilleur Pot
centré sur
le Beaujolais. Aujourd’hui, elle est animée
par Jean Lapoujade, directeur général de Poilâne,
infatigable propagandiste du bistro. Pour autant le bistro
n’a pas besoin de servir du pain Poilâne pour être
sélectionné. A partir du moment où l’on
réhabilitait le pain de tradition, c’était
prêcher pour son église de réhabiliter
le bistro de tradition. Même si Poilâne est présent
dans les bistros, jamais la Bouteille d’Or n’a été décernée à tel
ou tel en fonction du choix du pain.
Bouteille d'or 2002 : Bernard
Roquebouges, le Petit Chavignol
En savoir plus sur le site de la Bouteille d'Or.

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La Bouteille d’Or, ça se mérite
!
«Nous
avons une réunion tous les deux mois, et toutes les
décisions sont prises à la majorité après
un débat mené de façon démocratique.
Chez nous, rien n’est décidé à l’avance. »
Montant de la cotisation des membres : 260 €, rien
de symbolique donc.
Mais une Bouteille d’Or génère des articles
de presse et une notoriété dans le quartier à condition
que sa remise soit transformée en événement.
«Parfois, il nous arrive de nous tromper et de la remettre
à certains bistros qui ne comprennent pas l’enjeu», confie
le trésorier de l'association Tradition
du Vin.
Car recevoir la Bouteille d’Or
se mérite. Il faut
compter au bas mot 9000 € pour bien faire les choses
afin de recevoir le quartier en grande pompe. Un coût
qui vaut le coup, si on a bien communiqué dans
le quartier … Mais tout cela dépend de l’état
d’esprit du récipiendaire… «On ne va
quand même pas lui dire combien investir dans la cérémonie.» Il
en va de même avec les mariages, généreux
ou radin, le diable gît dans ces détails...
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