L’envolée des crémants

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Ne parlez pas de mousseux, malheureux ! Le terme banni vous jetterait dans les abysses de la ringardise. Crémant, c’est beaucoup plus élégant. Et c’est d’ailleurs un terme protégé et valorisé par les sept appellations qui en produisent. Et ça marche de mieux en mieux avec une progression moyenne de 7%/an. 70 millions de cols vendus/an en 2010, ce n’est pas rien. Même par rapport aux 320 millions de cols vendus par les Champenois…

Les crémants séduisent autant les palais adeptes de légèreté et de vivacité que les petits portefeuilles attentifs aux bouteilles à moins de 10 €. On a pu s’en rendre compte lors d’une dégustation organisée aux Caves Legrand début septembre. La plupart sont parfaits pour l’apéritif mais d’autres plus travaillés peuvent aller plus loin dans le repas.
Chose qui n’est pas coutume dans la viticulture de clochers hexagonale, sept syndicats d’appellations se sont réunis dès 1982 pour créer une Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de Crémants. Au fil des ans, ils ont su s’entendre sur l’harmonisation d’un cahier des charges national tirant la qualité vers le haut. Depuis le 14 juillet 2009, l’élaboration et la production du crémant sont régies par un règlement communautaire.

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Ainsi le terme « crémant » désigne un vin mousseux de qualité blanc ou rosé sous sigle AOP. Il est élaboré selon la méthode traditionnelle, – autrefois appelée champenoise – et doit respecter les règles suivantes
– des raisins récoltés à la main.
– des vins issus de moûts obtenus par pressurage de raisins entiers ou éraflés. Et une quantité de moûts qui n’excède pas 100 litres pour 150 kilos de raisins ;
– une teneur maximale en anhydride sulfureux inférieure à 150 mg/l.
– une teneur en sucre inférieure à 50 g/l.

Libre à chaque syndicat d’AOP d’imposer des règles plus rigoureuses pour son crémant.

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