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BISTROS A VIN
>> Bistros
et bars à vin
Le Sans Lézard
Le programme
de l’endroit tient dans son nom. Rien ne doit coincer
dans ce bistro lumineux, rouge et mauve pris d’assaut
chaque midi par les employés, cadres et jeunes du
quartier Saint-Lazare.
Grégory Gaudin, jeune patron trentenaire
a son bistro dans la peau. Il lui impose un bon son et un
bon rythme auquel contribue pour beaucoup son équipe
féminine.
Grégory Gaudin est tombé dans
la marmite bistrotière par sa famille. Son père
s’illustre depuis des années au Petit Vendôme
rue des Capucines. Longtemps, ce dernier s’est prétendu
Corrézien pour faire plus vrai. Le fils rétablit
la vérité, «On est Varois, mais on ne
le disait pas, on avait peur de passer pour des crapules…» explique-t-il
rigolard.
Une chose est sûre avec sa bouille,
Grégory passe plus pour un bougnat que pour
un plagiste de la Côte. Du bougnat, il a les attributs.
Il sait faire pêter les bouteilles de Saint-Pourçain
pour faire patienter le client au comptoir. Sur Lutèce,
son père et lui figurent d’ailleurs parmi les
plus gros débitants de ce cru de l’Allier. Un
cru gaulois, que tous les amateurs d’arômes ne
goûtent pas forcément. Au Sans Lézard,
ils pourront se faire une raison, en se rabattant par exemple
sur un côte du Ventoux.
Au Sans Lézard, la cuisine est ouverte
et le chef, Joël Agulhon, Aveyronnais d’origine
de Millau, est aux commandes. Avec talent. Tout le monde
le voit. Et, c’est l’un des atouts les plus sérieux
de ce bistro. Il fera oublier aux plus critiques son aspect
un peu trop clinquant de prime abord.
«Au Sans Lézard, j’ai réappris
la cuisine. Terminées les frites congelées
et les fond de sauce en poudre des bistros dans lesquels
j’ai travaillé. Ici, chaque matin, c’est
20 kg de frites qu’on épluche. Et chaque matin
je fais mes terrines, au foie de volaille, au sanglier. »
Il
travaille des confits de canards ou de l’Andouillette
du Père Duval. Mais il a beaucoup plus pointu. De
son pays caussenard, Joël a rapporté des canailleries
comme sa « Musette du berger» . Une recette
qu’il tient de son père à base de poitrine
de mouton farcie aux épinards. Il faut aussi goûter
ses pieds paquets aux lentilles. Au départ, les clients
sont surpris, ensuite ils en raffolent. Et alors, si
on arrive trop tard, il n’y a plus de plat du jour.
C’est là le seul Lézard de taille
du Sans Lézard.
Laurent Bromberger
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Bistrot,
bar, café, restaurant
Sans Lézard
58 rue de l’Arcade
75008 Paris
tel : 01 55 06 10 75
Comptez 25€ (plat du jour environ 15€, bouteille de Saint-Pourçain à 14€




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