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BISTROS A VIN
>> Bistros
et bars à vin
Au Chai de l'Abbaye, Paris 6ème
En
retrait du boulevard Saint-Germain, au coin de la rue de Buci et
de la rue Bourbon-le-Château, Au Chai de l’Abbaye n’est
ni ostentatoire ni criard.
Un fond de jazz, un décor de
boiseries chaudes, des collections de tire-bouchons invraisemblables
sur les murs, tout rassure. On y vient ni pour se montrer, ni pour
polémiquer sur le dernier Goncourt ou Renaudot. On y vient
juste pour savourer la vie entre amis ou en famille autour de classiques
de la cuisine bistrot : cassoulet, potée, petit salé,
saucisse de morteau, accompagné d’un bon verre de
Juliénas ou d’un petit Faugères du Languedoc.
C’est bien cette stabilité, ce côté « valeur
sûre » qui est recherché.

Bernard
Séguis, s’acharne à appliquer les quelques
principes simples qui fondent la fidélité de ses
clients. Ici, tout est fait maison et se mange à toute heure.
Des croissants du matin, en passant par le chou farci que l’on
peut commander au milieu de l’après-midi, au millefeuille
au rhum du samedi et aux glaces … tout, répétons-le,
est fait maison.
Cela n’a l’air de rien, mais dans la France agroalimentaire d’aujourd’hui
avec ses chaînes et sa standardisation, c’est énorme !
Les palais des amateurs savent faire la différence. Au point que les habitués
viennent en famille pour que les enfants participent de cette culture du goût.
Année après année, les clients reviennent au Chai. Il y
a même des Américains dont le premier arrêt à Paris à la
descente de leur taxi est de venir déguster une glace au Chai. On ne parlera
pas des pâtisseries maisons, tartes citron, et autres gâteaux au
chocolats avec ses “semelles chocolatières“ de densités
différentes ou encore de ses compotes de fruits secs. Autant de choses,
si simples et bonnes, qui par leur rareté en deviennent presque un luxe.
Laurent Bromberger

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Bistrot
à vin, bar à vins, restaurant
Au Chai de l’Abbaye
26 rue de Buci
75006 Paris
tél : 01 43 26 68 26
fax : 01 43 26 34 71
Le Chai de l’Abbaye (de Saint-Germain
des Près, est-il besoin de le préciser) n’a
pas usurpé son nom.
Bougnat jusqu’à la guerre, il devint marchand de vin dans
les années cinquante. Ici, tous les “Germanopratins“,
les habitants de Saint-Germain des Près, défilaient avec
leurs paniers de bouteilles. Ils venaient tirer leurs vins à la
pompe de cet établissement.
Bistro à vin dans les années soixante, le Chai de l’Abbaye
décrocha la coupe du Meilleur Pot en 1966, l’affaire est dans
les mains depuis près de vingt ans d’un Aveyronnais de Cantoin,
Bernard Séguis qui a su en faire un repère indémodable
dans le quartier, un endroit où l’on vient se reconstituer
moralement et physiquement. |
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