Petite Perigourdine, coupe du Meilleur Pot 2011

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On va faire vibrer les cordes du chauvinisme cantalou ! Mais sur ce coup-là ce ne sera pas à mauvais escient. Pas comme le cantal fondu dans le MacDo… Ainsi dans le genre beau parcours, celui de Jean-Luc Martin, Coupe du Meilleur Pot 2011, comme patron de « La Petite Périgourdine », vaut son pesant de truffade…
Il a une belle gueule de rugbyman et la carrure qui va avec et le nez un peu tordu. Lui, en revanche, ne semble pas du genre tordu, plutôt droit. Cet originaire de Marmanhac, 2ème enfant d’une famille en comptant 6, et fils d’un père invalide civil, a prouvé que le parcours du bougnat réussissant à Paris n’appartenait pas à l’histoire. Que la volonté mais aussi la solidarité des Auvergnats paye encore.

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C’est en stop qu’il rallie Paris en février 1987 sans aucun diplôme en poche. Commence alors le périple classique du jeune auvergnat décidé à se faire une place dans la limonade parisienne : commis de salle, commis de bar, barman, puis responsable de salle. En 1996, il prend « La Petite Périgourdine » en gérance libre, c’est-à-dire avec un contrat renouvelable chaque année. A l’époque le bistrot célèbre de la rue des Ecoles appartient à la fille de son institutrice de primaire.
Mais le Martin est du genre boulimique. Il prend d’autres gérances libres en parallèle, dans les Halles ou à la gare de l’Est. Il acquiert le fond de « La Petite Périgourdine » en 2000 et, quatre ans plus tard, rachète à quelques mètres sur le trottoir d’en face, un autre café qu’il baptisé l’Authre Bistro. Ne s’arrêtant pas là, il a aussi acquis voilà peu une belle affaire du quartier latin, ‘Les Fontaines », rue Soufflot.

Evidemment une telle « croissance externe », ne peut se faire seul. Surtout quand on sait les problèmes de coulages qui existent la profession… Ainsi l’ami Martin n’a pas hésité à s’appuyer sur ses proches. D’autant que ce rugbyman a l’esprit d’équipe. Son épouse est à l’administratif, son frère, maître queue qui dirige les fourneaux de la Petite Périgourdine, et un autre frère et une sœur sont à l’Authre Bistro. Au fait, Jean-Luc Martin a baptisé ainsi ce bistrot en référence à la rivière cantalienne qui traverse son village natal. Du coup, c’est à se demander pourquoi, il n’a pas rebaptisé sa Petite Périgourdine en Petite Cantalienne…

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