Les bistrots, la vitrine du beaujolais

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L’interprofession du beaujolais est la seule à travailler un réseau de bistrots comme une vitrine permanente. Ce réseau, repris par Inter Beaujolais en 1995, compte 204 établissements dans le monde. A Paris, on en compte 64, chiffre qui devrait passer à 70 en 2012.

Etre classé « Bistrot Beaujolais » permet de profiter d’animations tout au long de l’année. Comme par exemple l’opération printanière sur les crus sans oublier tous les accessoires (sets de tables, verres, sommeliers, pot de 46 cl etc…).

bistro_beaujo_logoQuels sont les critères de sélection ? «Il n’y a pas de critères rigides pour être sélectionné. Le plus important est de mettre en avant toute l’année différents vins du beaujolais, mais on note aussi l’accueil et la qualité de l’assiette. Car le bistrot beaujolais est une vitrine. On essaye aussi de dépasser le style du bistrot traditionnel pour s’ouvrir à d’autres types d’établissements, par exemple des étoilés Michelin» explique Fabien Vignal chargé par Inter Beaujolais de l’animation du réseau. Dommage pour le consommateur qu’il n’y ait pas aussi des engagements sur les prix. «On se bat tous les jours pour qu’ils soient attractifs. Mais si un bistrot vend sans problème son fleurie à 45€, il n’y a pas grand-chose à dire…» assure Fabien Vignal. Car on imagine bien qu’un minimum de vente est attendu pour pouvoir apposer l’autocollant.

Inter Beaujolais consacre un budget de 60 000 € à ce réseau, auxquels il faut ajouter les salaires d’un animateur à temps plein et d’un autre à mi-temps. Mais ça semble rapporter. Ainsi l’opération sur les crus au printemps a déclenché la commande de 25 000 bouteilles sur la France.

Evidemment, quelques hiatus naissent quand des bistrots à vin considérés comme représentatifs du Beaujolais par les grands médias se voient sortir du club. Ainsi en a-t-il été, par exemple, du bistrot Mélac en 2010. D’autant plus difficile à avaler pour Jacques Mélac que c’est chez lui que déboulent les grands médias internationaux du New York-Times à la NHK Japonaise – pour couvrir le beaujolais nouveau. Pour le beaujolais, c’est un coup de pub qui n’a pas de prix. «Mais le bistrot Mélac ne sert du beaujolais que le jour du nouveau or notre but c’est de faire exister le beaujolais toute l’année. » Un autre signe que le Beaujolais nouveau n’est plus vraiment une loco ?

Les Compagnons du Beaujolais et leurs Devoirs

Jean-Alain Moreaux, Prévôt des Compagnons du Beaujolais du Devoir Parisien, risque de finir le 17 novembre sur les genoux. Le 3ème jeudi de novembre est le jour où il est mobilisé avec ses compagnons de l’aube à tard dans la nuit du lendemain. « Ca commence à Rungis au petit matin et ça peut finir à deux heures du matin, à la Bonne Franquette à Montmatre. On finit rincé.» confie-t-il..
Mais, il n’y a pas que le Nouveau de novembre, tout au long de l’année, il enfile sa robe pour animer la Coupe du meilleur pot, ou participer à la création d’un autre Devoir.

Les compagnons du beaujolais comptent 2500 membres répartis sur toute la planète. Hors des frontières, ce souvent des notables et des VIP. Pas étonnant dès lors qu’ils comptent parmi les meilleurs ambassadeurs de l’appellation et fassent du beau travail.
De Wuhan en Chine à Munich en passant par Casablanca et New-York, les compagnons du Beaujolais, ont essaimé une vingtaine de Devoirs dans le monde. La dernière installation a eu lieu à Leipzig à la mi-octobre 2011 pour une branche saxonne, en présence de 130 personnes tirées du gratin local, consul et autres directeurs de groupes hôteliers. Une grosse lacune néanmoins, celle de l’Empire du Soleil Levant. Alors qu’il s’agit du pays qui importe le plus de beaujolais nouveau, il n’existe aucun Devoir nippon. Plus qu’un paradoxe !

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