Le peintre André Villaret : le fils de bougnat nostalgique des années trente 


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peinture_villaret2«Pas de média envahissants, pas de télévision, pas de presse à scandales, ou si peu, un simple poste de radio à galène et le “bistrot”, petit monde à part où chacun vous apportait sa façon de voir les choses et les événements en les racontant souvent d’une façon savoureuse.» Voilà comment André Villaret évoque les bistros de son enfance.

André Villaret n’est pas peintre professionnel à l’origine mais un vétérinaire-inspecteur. C’est sur le tard, durant les années soixante qu’il s’est mis à approfondir son don pour la peinture avec un vrai talent pour exprimer sa vision du Paris de son enfance, de ses cafés et de ses guinguettes. A tel point qu’aujourd’hui, il est courtisé par certaines des galeries les mieux établies de la capitale pour exposer ses œuvres.

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Comme son ami, le célèbre affichiste Savignac, André Villaret est un fils de bougnat né en 1921 à Levallois-Perret. Ses parents étaient montés à Paris en 1900, pour faire vendeurs de vins et de charbon, d’abord dans le quartier de Charonne avant de passer dans le 17eme puis à Levallois.
peinture_villaretLe petit André en a vu des trombines passer devant le comptoir paternel. 
C’est cette atmosphère unique des cafés bougnats, qu’André Villaret retranscrit dans ses œuvres ayant souvent à l’esprit quelques vers de Francis Carco, grand observateur de la vie parisienne de ces années-là.
Ce thème du bistro, il le partageait avec d’autres contemporains célèbres à commencer par son ami, le photographe, Robert Doisneau qui lui écrivait en 1991 : «Sur les pentes des volcans et dans les faubourgs de notre capitale, à mes risques et périls je me suis approché des descendants de la tribu des Arvernes pour éclaircir cette obsédante question : les Auvergnats ont-ils une âme ? ». Boutade à laquelle André Villaret répondait par l’affirmative…

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