Jeux
de comptoirs, murales à billes et à roulettes
A côté des machines à sous murales française, voilà les "les jackpots" américains
des années
30 : Ils
peuvent avoir trois à quatre rouleaux. Le "jackpot" ou "cagnotte"
désigne la partie qui renferme les pièces visibles
de l'extérieur et qui correspondant au gain le plus
élevé.
Parmi les modèles préférés des
collectionneurs la Pace Bleue. Une américaine des
années 30 (1050 euros).
La machine du Juge de
Paix de 1912 (Allemagne) est également prisée par les collectionneurs
(4500 euros). Le client jette les dés en même temps que les
rouleaux se mettent en mouvement. Le joueur obtient autant
de jetons que de "1" ou de "6" apparaissent en façade. En
cas de victoire, la cloche sonne et le barman lève son verre.
Cependant pour beaucoup de ces machines les
paiements sont en jetons de consommation et non en argent
"cash"comme aux Etats-Unis, législation
française oblige.
En fonte chromée,
décorées
de cornes d'abondance, elles se négocient
entre 2000 et 5000 euros. "La
clientèle
marche beaucoup au coup de coeur, explique un clerc à l'étude
d'un commissaire priseur à Chartres,. Si
c'est la machine à sous
de leur rêve, ils iront jusqu'au bout. "Une
Rol a top",
la Rolls des jackpots américains, s'est
vendu en 1991 à 7000 euros.
Et à Las Vegas, une "Rol a top" a
atteint la même
année 13000 euros.
"Il n'y
a pas de stradivarius de la machine à sous, explique
Pierre Nau, petit-fils du célèbre fabricant
français. Ce n'est pas comme en peinture où les
prix flambent dès qu'on a un peintre connu. De nombreuses
machines ont été conçues au fond d'un
garage par un artisan. Ce n'est pas la signature qui compte
mais l'originalité de l'objet".
L'authenticité fait cependant le prix.
Ainsi Bernard Pansu, ancien commis de Bourse, craque volontiers
pour une "murale" où la légende du jeu
est écrite à la main sur un fonds de velours d'époque.
Ses machines à sous favorites ? "La Grenouillère" 5600
euros,
le "Père Bidard"(5200 euros), le Monte Carlo" (780
euros).
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