Jeux
de comptoirs, murales à billes et à roulettes
Les collectionneurs
se disputent plusieurs types de machines à sous. Ils
recherchent tout ce qui fonctionne mécaniquement avec une
bille ou une pièce de monnaie.
Il y a d'abord les jeux de comptoirs qui trônaient
sur les zincs dans les années
1880-1900. Le pied,
généralement décoré, servait
de pyrogène (grattoir pour allumettes soufrées)
tandis que le haut formait une roue qui faisait office
de loterie. Ces
jeux généralement légers étaient
disposés sur le comptoir des bars. Leur fonction était
simple : soit ces machines permettaient de jouer la tournée
entre clients soit de gagner des consommations .
Ainsi l'Etonnant. Un jeu français de
1900 dont le mécanisme est simple. On introduit une
pièce qui
fait tourner des roulettes. On additionne ensuite les résultats
obtenus et les gains sont affichés sur la notice du
bas. Paiement en bon de consommation par le patron du bistrot
(1000 euros). Ou encore l'Epatant. Un globe de verre renfermant
5 dés. La pièce de 25 c fait sauter les dés. la plaque émaillée
indique les points obtenus.
Autre objet de collection, les "murales à billes" de
fabrication française. Elles se reconnaissent à leurs
boîtes en bois de marquetterie finement décorées.
Ces modèles
sont assez légers. C'est pourquoi ils s'accrochaient facilement
aux murs des bistrots. Le mécanisme du jeu est là aussi
assez simple. Leur succès fut immédiat. C'est pourquoi
de nombreux artisans se sont lancés dans leur fabrication mais
à échelles réduite.
Photo ci-contre : Les Vignes. Modèle
de 1910 de P. Romand. originellement cette machine s'appelait
"La Grappe". Caisse en noyer et fonderies à décor de vigne.
C'est la pièce qui est lancée dans le jeu qui doit pénétrer
dans la coupe centrale pour obtenir un jeton. (2800 euros)
Les machines à
sous murales se divisent en deux catégories.
La première : les
"cascades". Ici les pièces ou les billes sont projetées
vers le haut et retombent en sautant sur les des clous
pour atteindre finalement en bas des cases "gagné" ou
"perdu".
Particulièrement prisé par les amateurs
de décoration de bistrot le Picolo d'O. Franck, 1909. avec
sa très belle caisse à décors de vigne et son fronton sculpté
avec Bacchus assuis sur un tonneau. (3000 euros)
Beaucoup plus complexes
que les murales, les "roulettes". Plus lourdes, construites
par des fabricants spécialisés,, on retrouve beaucoup plus
facielment leur origine car les brevets de fabrication
ont en général été déposés.
Ces appareils apparus vers 1895 payaient initialement en argent
mais devront vite s'adapter à la loi française en ne distribuant
que des jetons de consommation de deux ou trois fois la mise.
Il existe trois
sortes de roulettes.
Les roulettes à disques souvent en marquetterie
comme les murales, les
fontes dont certains modèles sont les plus recherchés
par les collectionneurs. Et enfin les "floor machines" qui
sont de grandes machines sur pieds typiquement américaines.
Parmi les murales à billes prisées, le Coq
Phenix du fabricant français Nau. On peut obtenir
un jeton de consommation de 20 à 30c, selon le trou
atteint. Un affichage se fait automatiquement dans le trou
concerné et disparait lorsqu'on
obtient le jeton.
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