Walter Benjamin et ses « Passages de Paris »

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Quand un écrivain allemand anti-nazi rendait hommage aux cafés de Paris.

« Paris est la ville des miroirs. L’asphalte de ses chaussées, lisse comme un miroir, et surtout les terrasses vitrées devant chaque café. Une surabondance de glaces et de miroirs dans les cafés pour les rendre plus clairs à l’intérieur et donner une agréable ampleur à tous les compartiments et les recoins minuscules qui composent les établissements parisiens. Les femmes ici se voient plus qu’ailleurs ; de là vient la beauté particulière des parisiennes. »

(Le Livre des Passages, Walter Benjamin)

walterEtudiant à l’Université de Berlin, puis de Fribourg, où il étudie la philosophie et la littérature, Walter Benjamin est envoyé une première fois en 1913 par son père à Paris. Durant ses études, il fait partie dans le mouvement des « Libres Etudiants » et en est élu le président. De retour à Berlin, il devra fuir le régime hitlérien

Traducteur de Balzac, de Proust, Walter Benjamin fréquente le Dôme et les Deux Magots, il s’installe dès 1933 à la Bibliothèque nationale pour se consacrer jusqu’en 1939, à la rédaction d’un ouvrage qu’il n’a pu finir, où Paris est au premier plan à travers les fameux « passages » construits à partir de 1822. « Passages de Paris » est l’avant projet d’une grande oeuvre jamais aboutie : « Paris, capitale du XIXe siècle ».

Après avoir fui deux guerres, il se suicide à la morphine en septembre 1940, au moment où, après avoir été capturé par les gardes frontières espagnols, qui lui refusent un visa et qui l’auraient livré à la Gestapo.

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