Léo Malet et les cafés de Nestor

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Impossible de résumer en quelques lignes cette gigantesque promenade dans un Paris des années vingt aux années cinquante à laquelle nous convie Léo Malet qui fut comme Fargue un insatiable arpenteur de Paname.

A l’heure où Bercy est devenu un centre commercial et Tolbiac un gigantesque chantier, on a du mal à retrouver la brume du pont de Tolbiac.

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Pour entrevoir le Paris de Nestor Burna, lecteur il te faudra faire preuve d’imagination, ou d’être reconnaissant à l’ami Tardi pour ses adaptations comme par exemple, « la Nuit de Saint-Germain des Prés ». Une histoire dans laquelle Léo Malet intègre des personnages réels de la bistrocratie parisienne. Ainsi héros fétiche, Nestor Burna retrouve le père Boubal, patron du Flore, navire amiral de Saint-Germain des Prés. On sent à cette occasion chez Léo Malet, une infinie nostalgie de cette époque où il fréquentait les surréalistes et leurs cafés. Où il retrouvait sur les banquettes germanopratines ses amis à commencer par Prévert.

Clin d’œil aux garçons du Flore

Certains garçons du Flore étaient presque devenus des vedettes par leurs facondes. Léo Malet ne l’a pas oublié. Ainsi, Pascal, garçon emblématique du Flore : « Avec Pascal, le bien connu, doux et amical loufiat du Flore, Henri Leduc est un des personnages les plus pittoresques de Saint-Germain des Prés, qu’il n’a pas découvert l’année dernière «  rajoute Burma.

Autant dire que cette promenade parisienne à laquelle nous convie Burna dans les Nouveaux Mystères de Paris, les cafés sont les scènes principales, des cafés qui ont été à leurs époques aussi célèbres que Flore ou Lipp. Ainsi de Batifol ou du Capoulade de la rue Soufflot. A ta santé Nestor !

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