Jacqueline Ury s’en est allée

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C’est une grande dame de la gastronomie qui a tiré sa révérence le 4 mai 2016. Chroniqueuse culinaire au Parisien durant des décennies,  Jacqueline Ury maniait la fourchette avec autant de dextérité que la plume. Et elle ne chancelait pas, même après avoir dégusté une quarantaine de vins. Pionnière des premiers marathons des Leveurs de Coude, elle avait un entrainement à toute épreuve.

Elle ne rechignait jamais pour aller au front même si elle goûtait une nouvelle andouillette improbable. Et pourtant avec ses joues roses, ses pupilles pétillantes, une silhouette et un port de tête altier, elle avait de quoi faire enrager les adeptes des régimes à répétition.

La gastronomie était pour elle partage d’expériences. «Au Parisien, elle était celle qui proposait aux jeunes confrères de découvrir un restaurant ou d’aller à Rungis à l’aube et ses pots étaient les meilleurs du journal.» raconte Jean-Marc Plantade, ancien journaliste du Parisien qui fut son ami.

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Jacqueline avait un sens de la formule qui faisait mouche mais ce n’était pas une « flingueuse ». Elle connaissait les turpitudes du métier.  Dans sa thébaïde creusoise où elle se retirait par moments, elle avait sous la main une formidable bibliothèque d’ouvrages gastronomiques dont elle tirait des ingrédients pour en mitonner de nouveaux. Jacqueline va manquer à beaucoup, à commencer par ses copains de la 5A. Et pas simplement pour ses compétences gustatives.

Jacqueline Ury est notamment l’auteur des ouvrages suivants.

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