Le café, booster de carrière pour grand décorateur

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Imaginer la déco d’un café ou d’une grande brasserie de la capitale peut soit servir de booster de carrière pour certains décorateurs soit asseoir leur notoriété. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’au contraire d’un penthouse ou du yacht d’une milliardaire, le café est le lieu public par excellence. Celui qui marquera le plus grand nombre. Encore faut-il que le décorateur rencontre un limonadier audacieux prêt à investir.

Ce fut le cas lorsque Philippe Starck rencontra Jean-Louis Costes durant les années 80. L’un et l’autre en seraient-ils où ils en sont aujourd’hui si leurs destins ne s’étaient pas croisé un jour ? Le café Costes à l’angle des rues Berger et Saint-Denis a été une rupture dans le petit monde des bistrots. Starck y avait mis l’accent sur l’architecture : escalier, grands volumes, tables, espace et lumière. Assez loin du style dominant d’aujourd’hui, décoration cocoon, lumière tamisée et rouge. Un café phare des années 80  dont les lieux d’aisance ne firent pas peu pour la décoration.

Mais le Café Costes qui servit de rampe de lancement vers des orbites géostationnaires tant aux Costes qu’à Starck va acquérir une notoriété internationale. La reprise du café Costes par l’enseigne de Naf-Naf dans les Halles en 1994 marqua la fin d’une période. Pas question pour le designer de laisser son décor aux marchands de tissus. A coups de menace et sans doute d’amicales pressions de puissants amis, il parvient à faire détruire son architecture.

Il y eut ensuite, le café Beaubourg avec Christian de Portzamparc ; puis surtout la rencontre avec un autre décorateur aux références historiques. Un certain Jacques Garcia, qui allait complètement rénover son hôtel de France et de Choiseul pour en faire l’Hôtel Costes, un hôtel que n’aurait pas renié Nana de Zola ou encore le café Marly.
Mais évidemment toute l’aventure de la déco ne s’arrête pas aux Costes, à Starck ou à Garcia.

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