Le Café Procope : un café historique

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procope1En pénétrant dans ce plus ancien café de Paris, ouvert en 1686, avec ses grands lustres et son mobilier en acajou et lambris, on sent très vite le poids de trois siècles d’histoire. Ce lieu littéraire parisien qui fit courir le Tout-Paris du XVIIIème siècle, demeura le foyer des Encyclopédistes, accueillit les artistes de la Comédie Française, les révolutionnaires et même Benjamin Franklin qui y rédigea un chapitre de la Constitution américaine. Il rallia plus tard les romantiques en la personne de George Sand et d’Alfred Musset. Même le temps d’une pause-café, il est difficile de ne pas imaginer les débats visionnaires des philosophes des Lumières et les échanges houleux des révolutionnaires. Voltaire, Rousseau, Diderot, Marat, Verlaine… tous ces grands hommes ont fait ou font encore du Procope un lieu mythique.

C’est au 13 rue de l’Ancienne Comédie (anciennement rue des Fossés saint Germain) que Procope, de son vrai nom Francesco Procopio dei Coltelli ouvre en 1684 le Café Procope. Un café qui donnera naissance à tous les bouleversements intellectuels qui ont secoué Paris.

le plus réputé des cafés littéraires…
L’établissement est réputé pour ses glaces et son café que l’on y sert mais aussi pour les nouvelles qu’on y lit, et les échanges d’idées, l’esprit révolutionnaire y fermente déjà…
Lorsqu’en 1689 la Comédie Française s’installe non loin du café, le Procope devient aussitôt un lieu à la mode et le lieu de rendez-vous de la critique littéraire et théâtrale, des dramaturges, des écrivains, des philosophes. La Fontaine, Regnard, Marivaux, Crébillon sont des habitués. C’est le plus réputé des cafés littéraires du XVIIIème siècle. C’est d’ailleurs au Café Procope que Beaumarchais vient se réfugier en attendant de savoir l’accueil que le public allait réserver à la première représentation de son Mariage de Figaro qui se jouait à l’Odéon.
C’est également du Café Procope que serait partie l’idée de créer une Encyclopédie suite à une conversation entre Diderot et d’Alembert. Lieu de rencontre et d’échanges des encyclopédistes, Voltaire, Rousseau, Marmontel, Friron s’y rendent des jours durant et viennent partager autour d’un café leur idéal de progrès qui donneront naissance aux idées libérales du XVIIIème.

cafeprocope

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