Au cœur des Batignolles, le Café Guerbois

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Le café Guerbois situé à deux pas de l’atelier de Manet qui se trouve au 34 bd des Batignolles, devient vite le lieu rendez-vous où se retrouvent les impressionnistes.

cafe_guerbois_manet_1869Manet, chef de file de ce mouvement s’y rend quotidiennement. Il préside chaque vendredi les réunions où l’on retrouve Bazille, Monet, Fantin-Latour, Renoir, Degas. Jusqu’à la tombée de la nuit, les discussions autour de l’art vont bon train. Quand ils s’échappent de Giverny ou d’Argentueil, Monet, Pissaro ou Sisley viennent les rejoindre. Tout comme Van Gogh ou Cézanne quand ils sont de passage à Paris.

Zola était particulièrement assidu à ces réunions. Il y défendait ardemment son idée selon laquelle le naturalisme était à la littérature ce que Manet et l’École du Plein air étaient à la peinture. Il était également convaincu que tous les arts devaient marcher du même pas et que seul le nombre pourrait emporter la victoire.

Artistes et écrivains se trouvaient ainsi des heures durant assis au café Guerbois, chapeau haut de forme et redingote noire, ce qui fit un jour dire à Cézanne qu’ils ressemblaient à « une brochette d’hommes de lois ».
Manet aimait peu se faire contredire. Un jour, il provoqua Duranty en duel. Ce dernier fut blessé mais le soir-même ils redevinrent les meilleurs amis du monde.

Le café Baudequin était situé sur le boulevard des Batignolles, à l’angle de la rue Darcet. Sans qu’on sût pourquoi, la bande l’avait choisi comme lieu de réunion, bien que Gagnière seul habitât le quartier. Elle s’y réunissait régulièrement le dimanche soir ; puis, le jeudi, vers cinq heures, ceux qui étaient libres avaient pris l’habitude d’y paraître un instant ».

Emile Zola

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