La Lettre de Paris-Bistro de mars 2016

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Dur le salon de l’Agriculture 2016. Si on a compris le désespoir des éleveurs, on a eu plus de mal avec celui des céréaliers. Le stand de la région Ile-de-France évoquait sur ce point un joli village Potemkine. Avec ses maraîchers subventionnés pour vendre leurs choux de Pontoise.
«Le Salon ça eût payé ! » regrettent les patrons des bars et les filles de Pigalle. Car pendant décennies, le semaine du Salon fut synonyme de chiffres d’affaires multipliés. Heureusement, il reste Saint Amour, sorte de « valseuses agricoles » d’un duo Depardieu-Poelvoorde qui ramène un peu de poésie à la campagne.
Dur aussi d’apprendre que l’usage des phytosanitaires a augmenté de 9,4% en 2014 malgré le fameux plan écophyto. Stéphane Le Foll en encourageant les parlementaires à ne pas voter la loi sur l’interdiction totale des néonicotinoïdes à l’origine du déclin des abeilles risque de renforcer l’idée que le ministre de l’Agriculture est d’abord celui de la FNSEA. Et du lobby agro-chimique ? Lire l’article

Même si cela va dans le bon sens, ce n’est pas l’accord signé entre le ministère et l’INAO pour verdir AOP et IGP qui changera les choses en profondeur. Mais s’il peut éviter à terme qu’on se retrouve avec des fromages AOP dont le lait provient de vaches alimentées au soja OGM brésilien… Sans oublier la pratique de l’ensilage. Lire l’article

C’est le chef des Cocottes, Christian Constant, qui a parrainé le 22e challenge Frères Blanc dont la permanence de l’opération révèle une foi dans l’apprentissage peu commune. Mais toutes les pensées du public présent se tournaient vers la reprise des brasseries Frères Blanc par Olivier Bertrand dont on attend la confirmation par le Conseil de la Concurrence. Y-aura-t-il un 23e challenge ?
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La partie de Monopoly mondialisée commencée voilà 350 ans avec Procopio pour la maîtrise de ce produit très profitable qu’est le café, continue. On est au stade des « Hôtels rue de la Paix». La preuve avec la reprise de Carte Noire par Lavazza. Mais Giuseppe Lavazza promet qu’il n’oublie pas les petits producteurs. Lire l’article
Quant aux consommateurs, l’initiative de patrons, à Nice et à Grenoble, de facturer le petit noir selon un barème de politesse a mis le feu sur les réseaux sociaux. N’ont -ils pas ouvert une boîte de Pandore ? Et si l’inverse était possible ? 
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Du côté de la porte Maillot, le Guersant a un côté intangible, comme s’il n’avait pas bougé depuis le Front Pop. L’affaire est tenue par un Jurassien, qui, quand il ne file pas lui-même sa cancoillotte, fait goûter ses petits crus au son du jazz manouche comme dans sa soirée du 24 mars prochain. 
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Autre bistrot ADN, du côté des Halles, A la Tête d’Or, tenu par le couple Panis. Comme d’autres filent à Lourdes, ici, c’est à Laguiole qu’on se rend chaque année en pèlerinage pour le festival des Bœufs gras. On remonte deux des plus belles bêtes primées que l’on va débiter pour ses clients pendant un mois. L’heure de remettre les points sur les i pour ceux qui débitent des discours définitifs sur la viande avec l’emphase de médecins de Molière. 
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