Tardives, petites et anxiogènes vendanges…

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En cette année 2016, la vendange n’est pas que tardive… Elle est aussi anxiogène.  Bien des vignerons vont l’attendre avec la peur au ventre de la survenance d’un orage de grêle réduisant en quelques minutes le travail de douze mois comme on l’a vu mi-août sur le vignoble languedocien du Pic Saint-Loup

Le service Agreste du ministère de l’Agriculture voit de plus une vendange en forte baisse, d’environ 10% par rapport à 2015. 

En cause, les épisodes climatiques tels que les gels printaniers en Champagne et sur le vignoble ligérien, suivis par des orages de grêle en Languedoc notamment. Ils mettent à mal la trésorerie de bien des exploitations. La vulnérabilité des viticulteurs face à la grêle ou au gel n’a peut-être, du coup, jamais été aussi grande.  

La production ne devrait pas dépasser 42,9 millions d’hectolitres contre 47,8 millions en 2015. Elle serait inférieure de 7% à la moyenne quinquennale. «Le gel de printemps qui a touché certains bassins viticoles (Champagne, Bourgogne et Val de Loire), les épisodes récurrents de vent, conjugués à l’aggravation de la sécheresse sur le pourtour méditerranéen et les dégâts liés à la grêle dans certains bassins (Charente, Bourgogne-Beaujolais, Languedoc-Roussillon) pèsent sur le potentiel de production, dont le niveau est révisé à la baisse par rapport à l’estimation de juillet », relève Agreste. Parmi les vignobles les plus touchés, la Champagne où la production pourrait baisser d’un tiers puis la Bourgogne et le Beaujolais où la chute dépassera 20%. En Charente, la production est attendue en baisse de 16%. Elle sera au moins de 9% Languedoc-Roussillon.

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