Faut-il craindre de voir les steaks perdre 30 grammes ?

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Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat et des PME continue de battre le fer de la baisse de la TVA et du contrat d’avenir qui l’accompagne. Le Secrétaire d’Etat a entamé un tour de France afin de populariser et faire connaître les enjeux du contrat d’avenir auprès des restaurateurs.


Une campagne de communication, dont les modalités sont en cours de fignolage, devrait être lancée avec comme pivot le panonceau , “la TVA baisse les prix aussi ”. «L’apposition de cette vitrophanie vaudra acceptation des engagements» a martelé le ministre lors d’un point presse organisé chez Bofinger le 18 mai. Reste à savoir comment les restaurateurs s’y prendront pour disposer de ce panneau. Les organisations professionnelles devraient pouvoir le distribuer à leurs adhérents.

Hervé Novelli au centre, entre Didier Chenet à gauche, président du Synhorcat et Christine Pujol, présidente de l’UMIH

Or, à Paris, ces dernières sont loin de représenter une majorité d’établissements.  Certains observateurs estiment que 2/3 des affaires sur Paris, (tabacs, brasseries, pizzas, couscous, restaurants chinois et japonais…) ne sont affiliées à aucun syndicat. Et quid, si un restaurateur appose le panneau sans le faire suivre d’effets sur sa carte. «Ma philosophie n’est pas celle des contrôles systématiques, il faut faire confiance aux restaurateurs. » a poursuivi Hervé Novelli.

Certes… Néanmoins en avril, 4000 contrôles ont été menés par la Direction générale de la concurrence,
de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) auprès des établissements et 17 500 prix de produits ont été relevés. Ils seront mis à la disposition du Comité de suivi -composé de professionnels et de personnalités qualifiées- qui disposera ainsi d’une base pour établir tous les semestres un bilan des engagements. Mais, comme l’a expliqué le Ministre, « il sera difficile d’observer si les quantités diminuent ».

Faut-il alors redouter de voir les steaks perdre 30 grammes ? Car bien évidemment, le risque de toute cette opération est bien que la montagne accouche d’une souris si peu de résultats concrets ne sautaient aux yeux des consommateurs ce qui donnerait également de sérieux arguments à l’opposition qui aura beau jeu de jouer sur le cadeau des 3 milliards d’€ aux restaurateurs. D’où la stratégie du gouvernement de mouiller au maximum les organisations professionnelles en les associant le plus possible à la démarche.

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