Trésorerie chancelante pour trois restaurants sur quatre selon le GNI

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Le 29 août, les élus du GNI (Groupement National des Indépendants) ont rencontré Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international. Au menu, la situation difficile des entreprises du CHR après un été bien morne. Surtout à Paris.

Activité estivale en baisse Selon une enquête menée par le GNI,  les deux tiers des restaurants interrogés (66.3 %) ont connu une activité en baisse en juillet et août par rapport à la même période en 2015. Le ticket moyen a baissé pour 45 % des cafés et brasseries. –  + de 5% pour 75% des établissements, –  entre 5 et 10% pour 50% des établissements, –  +10% pour 25% des établissements. Il semble que la situation soit plus mauvaise encore pour Paris et l’Ile-de-France davantage impactée par la baisse du nombre de touristes que la province comme l’a révélée le Comité régional du tourisme d’Ile-de-France faisant état d’une chute du nombre de visiteurs de plus d’un million de visiteurs pour le premier semestre 2016. Côté hôtelier, plus de la moitié des établissements déplorent une baisse de 11 à 30 % du chiffre d’affaires en juillet 2016. En août, la situation a empiré avec un taux d’occupation anormalement bas inférieur à 60% dans un hôtel sur deux. Le résultat, selon le GNI, c’une trésorerie plus que chancelante. Seul 1 restaurant sur 4 et 1 hôtel sur 3 est en mesure de faire face à ses échéances. D’où la proposition du GNI d’un allègement immédiat des charges sociale : –  moratoire sur les charges Urssaf de 15% – une exonération totale des charges sociales pour les contrats d’apprentissage et d’alternance, – une réduction voire même une exonération de la contribution foncière des entreprises (CFE), celles dont l’activité est en baisse et enregistre un résultat négatif, – une exonération des droits de mutation et de succession en cas d’engagement à investir dans la modernisation de l’établissement à due concurrence des dits droits, – le règlement au plus vite du problème de la garantie financière pour les ventes à forfait qui empêche aux hôteliers de proposer des ”Tout compris”.

Et aussi des mesures incitatives demandées par les GNI vis-à-vis des touristes avec des campagnes de promotion des destinations les plus touchées comme Paris et l’abandon du terme « état d’urgence ». Enfin fidèle à sa position contre la concurrence déloyale des sites dits participatifs, comme, le GNI demande l’interdiction des restaurants clandestins et la déclaration obligatoire pour les loueurs de meublés de tourisme, à commencer par les utilisateurs d’Airbnb.

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