Starbucks à la peine en France

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reiser1Si l’on en croit un article New-York Times du 30 mars repris par Courrier International, après huit ans passés à ouvrir 63 établissements, Starbucks n’aurait toujours pas réussi à dégager le moindre euro de profit en France.

Il faut croire que la civilisation française du café résiste et qu’on ne va pas forcément au café pour se gorger de crèmes glacées.  Selon le quotidien New-yorkais, Starbucks a lancé une campagne vers l’Europe pour gagner encore plus de clients en adaptant les arômes de ses cafés aux goûts des différents Européens.

Et dans cette stratégie, la France constitue un défi particulier. Alors que les Américains passent des commandes à emporter pantagruéliques, les Français peuvent passer des heures à papoter en sirotant un expresso. D’où la question, en France, Starbucks va-t-il prendre la même voie que son confrère McDonald’s qui ouvrent des espaces Café, lance des Mac Baguettes et même glisse du cantal dans ses burgers ? Bref, Starbucks va-t-il franciser son concept. D’ores et déjà son établissement du boulevard des Capucines avec ses banquettes velours et ses tableaux est un hommage aux Grands Cafés du Second Empire.

Reste l’anachronique gobelet carton… 
Et comme dans un café on ne boit pas que du café, on peut se demander jusqu’où ira cette adaptation culturelle. Starbucks ira-t-il jusqu’à intégrer sur sa carte des boissons genre bordeaux, bourgogne ou pastis ? Peu probable, il lui faudrait acquérir des licences IV et reculer un peu plus la perspective des profits…Le bistrot de Paris n’a pas dit son dernier mot.
Ils auraient dû lire Reiser les managers de Starbucks. Ou du moins se renseigner sur les complaintes séculaires des patrons de bistrots parisiens contre ceux de leurs clients qui passent des heures au comptoir ou sur les banquettes pour le prix d’un expresso.

reiser4Dessins de Reiser.

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