Signature d’un avenant au Contrat d’Avenir de la Restauration

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Un avenant au Contrat d’Avenir de la restauration a été signé le 28 avril par Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé du Commerce et de la Consommation, et les syndicats de la profession, à commencer par l’Umih et le Synhorcat. Ce contrat prolonge les engagements des organisations professionnelles jusqu’en juillet 2015.

Cette fois-ci, il n’y a plus d’engagements sur les prix…«Impossible avec la hausse des matières premières, » explique en substance Frédéric Lefebvre. Comme ça on évite aussi les polémiques sur le calcul de la baisse réelle des prix.

En revanche, l’avenant prévoit la création de 20 000 emplois chaque année, ce qui fera du secteur de la restauration le 1er recruteur de France. Question formation, l’avenant porte sur une augmentation de 30% des contrats d’alternance notamment pour les moins de 26 ans, soit 5000 contrats d’alternance (apprentissage etc..) de plus par an. « Encore faudra-t-il des candidats ? » comme l’a rappelé un des responsables patronaux. Mais les avancées sociales apportées par le Contrat d’Avenir, -un salaire plus élevé que le smic et la généralisation d’une mutuelle- donnent l’espoir aux responsables patronaux de susciter plus de candidatures.

Autre point fort : un engagement portant sur 5 milliards d’euros d’investissements dans la modernisation d’ici juillet 2015. Sur ce point, même les restaurateurs de taille modeste pourront investir en bénéficiant de conditions d’éligibilité assouplies grâce à l’implication d’OSEO. Ainsi, il y aura un « prêt pour la modernisation de la Restauration » à taux zéro de 5000 € associé à un prêt bancaire classique d’au moins 10 000 € . Quand on voit  les difficultés des petits entrepreneurs sans piston à accéder aux dispositifs Oseo, on ne peut que souhaiter que ça change.
Quant aux investissements concernés, il s’agit de la mise aux normes des établissements, de la rénovation ou de l’agrandissement des établissements. Reste à savoir si certains ne seront-ils pas tentés de mettre aux normes leurs hôtels plutôt que leurs restaurants ?

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