Quid de la qualité de la cuisine avec un label de Maître Restaurateur qui ne décolle pas ?

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Dans cette belle démarche quel est le sort réservé à la qualité de la cuisine ? Après tout, c’est le cœur du sujet quand on parle de restauration. Surtout depuis le classement du repas français par l’Unesco. Sur ce point, on peut nourrir de sérieux doutes à l’heure où deux affaires sur trois réalisent une cuisine d’assemblage de produits industriels. Qui recourt aux frites surgelées, qui aux crèmes brûlées en poudre. L’avenant devrait, promet-on, renforcer le titre de maître restaurateur, label créé en 2007 pour professionnaliser les fourneaux.

Le 28 avril 2009, Christine Lagarde et Hervé Novelli, après la signature du Contrat d'Avenir entourés de maîtres restaurateurs.

Le 28 avril 2009, Christine Lagarde et Hervé Novelli entourés de maîtres restaurateurs, après la signature du Contrat d’Avenir.

Dans les faits, le titre de Maître Restaurateur ne décolle pas. A peine 1700 maîtres restaurateurs reconnus en quatre ans dont moins de 10% sur Paris et l’Ile-de-France. On voit mal comment l’objectif de 7500 en juillet 2015  pourrait être atteint.
« Ces engagements sont pris sous réserve du maintien du crédit d’impôt  relatif au titre de maître restaurateur» (50 % des dépenses permettant de satisfaire aux normes d’aménagement et de fonctionnement, prévues par le cahier des charges relatif au titre de Maître restaurateur dans la limite de 30 000 €).  Et quand on sait les positions de François Baroin, le ministre du Budget, vis-à-vis des aides fiscales à la profession, on peut s’inquiéter pour l’avenir de ce beau label.

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