Le café équitable demain dans les bistrots ?

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plateau_cafeEntre le prix payé aux producteurs et le prix payé par le consommateur au comptoir, il y a de sacrées culbutes. C’est la loi du commerce. Sauf qu’en matière de café, on le soupçonne d’être de plus en plus inéquitable.

C’est là qu’intervient Max Havelaar. Cet homme n’existe pas. C’est un héros de roman inventé par un administrateur colonial néerlandais qui voulait dénoncer l’oppression subie par les javanais. Depuis 1988, Max Havelaar est un label emblématique d’une nouvelle forme de commerce. en 2003 environ 700 millions de dollars de chiffre d’affaires.

Le but du commerce équitable est donc de fournir aux producteurs des ressources plus élevées qui leur permettent de vivre décemment. Comment ? En évitant les intermédiaires et en achetant directement aux coopératives le café. Ce qui permet aux producteurs de toucher en moyenne de 4 à 5 fois plus que le cours mondial du café.
Pour l’instant, le café équitable demeure encore symbolique même si 800 000 producteurs en vivent. Et si la France est à la traîne par rapport aux pays d’Europe du Nord, le café Max Havelaar tend à avoir le vent en poupe dans les grandes surfaces de l’Ile de France
Et le café équitable dans les bistrots ? Ce n’est pas encore ça. C’est plutôt même presque inexistant. Certes les grands fournisseurs comme les cafés Richard distribuent le Max Havelaar mais c’est davantage pour les collectivités ou les machines.
On évoque aujourd’hui des mesures fiscales pour favoriser son développement. Un vœu pieux si l’on sait que le café pour les bistrots, c’est en général un moyen de se faire du cash et que la filière est organisée avec les fournisseurs classiques. L’altruisme a ses limites.

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