Mauvaise année 2013 pour Groupe Flo

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groupeFLO_2103Il ne fallait pas s’attendre à des étincelles pour 2013. Ainsi Groupe Flo a rendu public un bilan loin d’être folichon. Son chiffre d’affaires est en recul de 4,8% par rapport à 2012.

Soit 525,7 millions d’euros de ventes réalisés sous ses différentes enseignes et un bénéfice à 7,8 millions d’euros en baisse de 36,2%. Si les brasseries haut de gamme (Coupole, Bofinger, etc..) implantées principalement à Paris résistent, les enseignes du quotidien (Hippopotamus, Maître Kanter…) souffrent. A noter le plongeon du chiffre d’affaires des « Bistro Romain » de près de 20%. Ce qui n’a rien d’incitatif…si Groupe Flo se décidait à vendre sa douzaine d’affaires sous cette enseigne.

Pour Dominique Giraudier, DG de Groupe Flo, la cause de ce marasme est d’abord fiscale. Avec une TVA passée en quelques mois de 5,5 à 10% et une pression sur les ménages, les sorties festives au restaurant le soir se sont réduites comme peau de chagrin. Le phénomène est d’ailleurs plus accentué en province qu’à Paris. Pour le patron du Groupe Flo, les clients font désormais leurs arbitrages à l’euro près. D’où des réponses comme le lancement d’une formule à 11,90€ chez Hippopotamus (un euro de plus à Paris) avec viande, patate et crème brûlée.

Pour 2014, Groupe Flo anticipe encore un recul de la fréquentation des restaurants. Et son patron de prédire la disparition de nombre de petits restaurateurs. Tant il est vrai aussi que ceux-ci n’ont pas les moyens de s’endetter comme Groupe Flo dont la dette dépasse encore les 57 millions d’euros…

Dominique Giraudier s’est réjoui de l’adoption du Label fait-maison par le parlement. Interrogé sur BFM, il a mis en avant la mayonnaise maison de Bofinger ou la race Maine-Anjou. Là où on a du mal à le suivre c’est quand il explique qu’il va être impitoyable sur les achats. Quelle est sa recette miracle pour faire de la qualité au moindre coût ?

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